Affin que tout à l’aise elles prenent vigueur.
C’est ce qui m’a contraint de librement escrire
Et sans piquer au vif me mettre à la Satyre
Où poussé du caprice, ainsi que d’vn grand vent,
Ie vais haut dedans l’air quelquefois m’esleuant.
Et quelque fois aussi quand la fougue me quitte
Du plus haut, au plus bas, mon vers se precipitte
Selon que du suget touché diuersement
Les vers à mon discours s’offrent facillement :
Aussi que la Satyre est comme vne prairie