Se tournant vers Fanfan Jory:
—Ta mère te bénit, mon enfant… Je vois l'avenir. Je vois les cieux tels qu'ils seront dans les siècles. J'y vois ces pauvres femmes qui ont été victimes de la persécution et qui me font ce soir un si bel accueil. L'une d'elles est comme un lis…
—Sans doute Marie Beausson, dit à mi-voix le bon François.
—… La seconde est comme un jasmin…
—Probablement la mère Poivre…
—… Et la troisième comme une tubéreuse.
—Madame Jean Cholion ou madame Seguin, intervint encore le Pontife de Sagesse.
Et l'Organe finit en disant:
—Nous ne ferons entendre aujourd'hui ni Hosannah, ni Alleluia, ni Gloria in excelsis. Nos cœurs gonflés de bonheur veulent conserver cette joie, en jouir longtemps, et des chants la leur feraient perdre. Restons avec l'amour qui nous remplit.
Il exhorta les fidèles à profiter chacun d'un moment de silence qui allait leur être donné, pour écouter les paroles que le Paraclet leur murmurait au fond du cœur.