Le Chant des Amis, cantate, paroles de M. Alfred de Musset, musique d'Ambroise Thomas, exécutée à Lille le 21 juin 1852, éditée primitivement chez Gérard, a été réimprimée chez Brandus et se trouve chez les marchands de musique.
Et même, si l'on veut se donner la peine de chercher un peu, il n'est pas très difficile de mettre la main sur la Dissertation Latine qui remporta le 2e prix au Concours général de 1827: «Quæniam sint judiciorum motiva? An cuncta ad unum possint reduci?» dont le texte est mprimé in-extenso dans les Annales des Concours Généraux. Philosophie. Paris, Hachette, 1828. 1 vol. in-8o, ainsi que sur les articles de critique au Temps, omis dans les œuvres, parce que Paul de Musset ne sut pas retrouver ces numéros du journal, qui existent cependant à la Bibliothèque de l'Arsenal et ailleurs:
Exposition du Luxembourg au profit des blessés, 2e partie, 1er janvier 1831.
| Revue Fantastique, | 2e | article, 1er février 1831. |
| — | 5e | article, 21 février 1831. |
| — | 6e | article, 28 février 1831. |
| — | 13e | article, 18 avril 1831. |
| — | 18e | article, 30 mai 1831. |
Quant à Alceste, tragédie qu'Alfred de Musset avait l'intention d'écrire pour Mlle Rachel, elle n'a dû exister qu'à l'état de projet, car Paul de Musset déclare que lui-même n'en a jamais connu que le titre.
Comme on le voit, il y aurait matière à former un volume des plus curieux et d'un réel intérêt, avec ces œuvres inédites, surtout si l'on y ajoute les pièces sur lesquelles je vais essayer de donner quelques renseignements, n'ayant point qualité pour en publier le texte.
Mais avant d'aller plus loin, j'indiquerai les pièces apocryphes:
La Satire contre l'Académie qui a paru dans la Revue Anecdotique des 1er et 15 juin 1857 n'est pas d'Alfred de Musset, mais de Mme Louise Colet. Le 24 juin 1857, Paul de Musset adressa à ce sujet une lettre de protestation au directeur de la Gazette de Paris, qui l'inséra dans le numéro du 28 juin. La meilleure preuve que je puisse fournir à l'appui de mon dire, est que le manuscrit trouvé dans les papiers du poète était en entier de la main de cette dame.—Le sonnet Promenade au Jardin des Plantes donné par le Monde Illustré du 9 mai 1857 et le fragment d'une Comédie en prose se passant rue Saint-Honoré, dans l'Événement du 29 novembre 1881, sont du même auteur.—La Branche de Myrthe (Grand Journal, 23 septembre 1866) n'a jamais existé dans La Psyché de 1826.—La Jeune Tarentine (Revue Rétrospective, 1er mai 1891) est de Sainte-Beuve.—Le quatrain d'Envoi de Denise (l'Événement, 25 octobre 1878) est de Aurélien Scholl.—Sur la mort d'un parapluie, poésie, datée du 5 mars 1849 et dans laquelle il parle de ses collègues de l'Académie Française, où il ne fut reçu qu'en 1852, publiée dans l'Illustration du 20 décembre ses collègues de l'Académie Française, où il ne fut reçu 1873, fait plus que me sembler être composée par le signataire de l'article, Philibert Audebrand.—Nous avons dit plus haut quel est l'auteur du conte Denise de la Revue Bleue. Pour la Critique de Notre-Dame de Paris dans le Temps des 31 mai et 17 juillet 1831[73], le Paysage Matinal, sonnet, du Voleur du 25 août 1876, et les stances Ce qu'il me faut, du Nouveau Parnasse satirique (Bruxelles, 1881, in-8o), j'ignore quels en sont les auteurs, mais ce n'est certes pas Alfred de Musset.
Je citerai enfin comme une simple curiosité six Poésies Médianimiques que M. L. Vavasseur, directeur de la Revue Spirite, a publiées en 1867 dans une plaquette in-18, intitulée: Échos Poétiques d'Outre-Tombe et une autre pièce du même genre dont M. le Vicomte de Spoelberch de Lovenjoul donne le texte dans son Histoire des Œuvres de Th. Gautier (Charpentier, 1887. 2 vol. in-8o, II, p. 311).—Le Figaro du 17 janvier 1899 donne encore le texte d'une nouvelle poésie médianimique, empruntée au livre de M. Diguet: Les vers de l'esprit, recueil de communications typtologiques.