« Si un acte pieux procède de l’espoir d’une récompense en ce monde ou dans l’autre, cet acte est dit intéressé. Mais celui qui n’a d’autre mobile que la connaissance et l’amour de Dieu, est dit désintéressé[19]. » (Méditons un moment cette parole vieille de plusieurs milliers d’années, une de celles que nous pouvons redire sans y changer une syllabe, car Dieu ici, comme dans toute la littérature védique, c’est le meilleur et l’éternel de nous-mêmes et de l’univers.)
[19] Ibid., XII, 89.
« L’homme dont tous les actes religieux sont intéressés parvient au rang des saints et des anges (Devas). Mais celui dont tous les actes pieux sont désintéressés se dépouille pour toujours des cinq éléments pour acquérir l’immortalité dans la Grande Ame. »
« De toutes les choses qui purifient, la pureté dans l’acquisition des richesses est la meilleure. Celui qui conserve sa pureté en devenant riche est réellement pur, et non celui qui s’est purifié avec la terre et l’eau. »
« Les hommes instruits se purifient par le pardon des offenses, par des aumônes et par la prière. L’intelligence est purifiée par le savoir. »
« La main d’un artisan est toujours pure pendant qu’il travaille. »
« Bien que la conduite de son époux soit blâmable, bien qu’il se livre à d’autres amours et soit dépourvu de bonnes qualités, une femme vertueuse doit constamment le révérer comme un Dieu. »
« Celui qui a souillé l’eau par quelque impureté ne doit vivre que d’aumônes pendant un mois entier. »
« Afin de ne causer la mort d’aucun animal, que le Sannyâsî (c’est-à-dire le mendiant ascétique), la nuit comme le jour, même au risque de se faire du mal, marche en regardant à terre[20]. »
[20] Ibid., XII, 90 ; V, 106, 107, 129, 154 ; XI, 255 ; VI, 68.