« Que le sage observe constamment les devoirs moraux (Yamas) avec plus d’attention que les devoirs pieux (Niyamas), celui qui néglige les devoirs moraux déchoit même lorsqu’il observe les devoirs pieux[17]. »

[17] Manou, IV, 204.

XXIX

Il y a dans la vie ceux périodes bien distinctes : la période active ou sociale, où l’homme fonde sa famille, assure sa descendance, travaille de ses mains, accomplit les humbles devoirs de l’existence quotidienne envers les siens et ceux qui les entourent. Pour ces jours encore profanes, abondent les plus angéliques préceptes de résignation, de respect de la vie, de patience et d’amour.


« Les maux dont nous affligeons notre prochain, dit Krichna, nous poursuivent ainsi que notre ombre suit notre corps. »

« De même que la terre supporte ceux qui la foulent aux pieds et lui déchirent le sein en la labourant, de même nous devons rendre le bien pour le mal. »

« Qu’il sache bien que ce qui est au-dessus de tout, c’est le respect de soi-même et l’amour du prochain. »

« Celui qui remplit tous ses devoirs pour plaire à Dieu seul et sans envisager la récompense future, est sûr d’un immortel bonheur[18]. »

[18] Ibid., II, 15.