« Celui qui méprise une femme méprise sa mère. Les larmes des femmes attirent le feu céleste sur ceux qui les font couler. »

« L’honnête homme doit tomber sous les coups des méchants, comme l’arbre Santal qui, lorsqu’on l’abat, parfume la hache qui le frappe[23]. »

[23] Pradasa.

« Porter les trois bâtons de l’ascète, observer le silence, porter les cheveux en tresse, se raser la tête, se vêtir de vêtements d’écorce ou de peaux, accomplir les vœux et les ablutions, célébrer la Agnihotra, habiter dans la forêt, s’émacier le corps, tout cela est vain si le cœur n’est pas pur. »

« Celui qui, quelque soin qu’il prenne de lui-même, pratique le calme de l’âme, qui est calme, soumis, contenu, chaste, et a cessé de trouver à redire aux autres êtres, celui-là est vraiment un Brahmane, un Çramane (ascète), un Bhikshu (frère mendiant). »

« O Bhârata, à quoi sert la forêt à qui s’est dominé, et à quoi sert-elle à qui ne s’est pas dominé ? Partout où vit un homme qui s’est dominé, là est la forêt, là est l’hermitage. »

« Le sage restât-il dans sa maison, quelque soin qu’il prenne de lui-même, s’il est toujours pur et plein d’amour tout le long de sa vie, est délivré de tous les maux. »

« Ce n’est pas l’hermitage qui fait la vertu ; la vertu ne vient que de la pratique. Donc, que l’homme ne fasse pas aux autres ce qui serait douloureux à lui-même. »

« Le monde est soutenu par toute action qui n’a que le sacrifice, c’est-à-dire le don volontaire de soi pour objet ; c’est dans ce don volontaire, sans attachement aux formes que l’homme doit accomplir l’action. Il faut accomplir l’action à seule fin de servir les autres. Celui qui voit l’inaction dans l’action et l’action dans l’inaction, est un sage parmi les hommes ; il est harmonisé aux vrais principes, quelque action qu’il fasse. Un tel homme, ayant abandonné tout attachement au fruit de l’action, toujours content, ne dépendant de personne, bien que faisant des actions, est comme s’il n’en faisait pas. Toutes ses pensées empreintes de sagesse et tous ses actes faits de sacrifices sont comme évaporés[24]. »

[24] Vanaparva, 13445. — Paraboles de Buddhgosha. — Cantiparva, 5951. — Vanaparva, 13550. — Lois de Yajnavalkya, III, 65. — Bhagavat-Gita.