Non, non; je ne veux pas.... Nous irons avec toi.... Je dirai à Maman....

LA LUMIÈRE

Ne pleurez pas, mes chers petits.... Je n'ai pas de voix comme l'Eau; je n'ai que ma clarté que l'Homme n'entend point.... Mais je veille sur lui jusqu'à la fin des jours.... Rappelez-vous bien que c'est moi qui vous parle dans chaque rayon de lune qui s'épanche, dans chaque étoile qui sourit, dans chaque aurore qui se lève, dans chaque lampe qui s'allume, dans chaque pensée bonne et claire de votre âme.... [Huit heures sonnent derrière le mur.] Écoutez!... L'heure sonne.... Adieu!... La porte s'ouvre!... Entrez, entrez, entrez!...

[Elle pousse les enfants dans l'ouverture de la petite porte qui vient de s'entrebâiller et se referme sur eux.—Le Pain essuie une larme furtive, le Sucre, l'Eau, tout en pleurs, etc., fuient précipitamment et disparaissent à droite et à gauche, dans la coulisse. Hurlements du Chien à la cantonade. La scène reste vide un instant, puis le décor figurant le mur de la petite porte s'ouvre par le milieu, pour découvrir le dernier tableau.]


ACTE SIXIÈME


DOUZIÈME TABLEAU

LE RÉVEIL

Le même intérieur qu'au premier tableau, mais tout, les murs, l'atmosphère, y paraît incomparablement, féeriquement plus frais, plus riant, plus heureux.—La lumière du jour filtre gaiement par toutes les fentes des volets clos.