Je n'ose plus revenir sur mes pas!

II ne faut pas revenir!--Attendez.--[Elle se lève.]--Oh! comme la terre est froide! Il va geler.--[Elle s'avance sans hésitation vers les étranges et pâles asphodèles, mais elle est arrêtée par l'arbre renversé et les quartiers de roc, aux environs des fleurs.]--Elles sont ici!--Je ne puis les atteindre; elles sont de votre côté.

Je crois que je les cueille.

[Il cueille, à tâtons, les fleurs épargnées, et les lui offre; les oiseaux nocturnes s'envolent.]

Il me semble que j'ai vu ces fleurs autrefois. Je ne sais plus leur nom... Mais comme elles sont malades, et comme leur tige est molle! Je ne les reconnais presque pas... Je crois que c'est la fleur des morts...

[Elle tresse des asphodèles dans sa chevelure.]

J'entends le bruit de vos cheveux.

Ce sont les fleurs...

Nous ne vous verrons pas...

Je ne me verrai pas non plus... J'ai froid.