Pourquoi donc êtes-vous si froid? Avez-vous peur de moi? Vous êtes presque mon fils cependant; et je vous aime comme une mère;--et peut-être plus qu'une mère;--donnez-moi votre main.
Ma main, Madame?
Oui, votre main; et regardez-moi dans les yeux;--n'y voyez-vous pas que je vous aime?--Vous ne m'avez jamais embrassée jusqu'ici.
Vous embrasser, Madame?
Oui, m'embrasser; n'embrassiez-vous pas votre mère? Je voudrais vous embrasser tous les jours.--J'ai rêvé de vous cette nuit...
De moi, Madame?
Oui, de vous. Je vous dirai mon rêve un jour.--Votre main est toute froide, et vos joues sont brûlantes. Donnez-moi l'autre main.
L'autre main?
Oui. Elle est froide aussi et pâle comme une main de neige. Je voudrais réchauffer ces mains-là!--Etes-vous malade?
Oui, Madame.