[1086] Ces anecdotes, insérées dans Bachaumont, ne peuvent évidemment, par la date même qu'elles portent, s'appliquer qu'aux représentations des 1er et 19 septembre. Or, les rapports si exacts de Mercy, qui assistait lui-même au dernier de ces spectacles et qui disait à Marie-Thérèse toute la vérité, n'en font aucune mention. Ils constatent au contraire l'empressement du Roi pour ce genre de divertissement et la fidélité de la Reine, à cette époque, à n'admettre que les princes et princesses de la famille royale.
[1087] Catalogue d'autographes du comte George Esterhazy.
[1088] Mercy à Marie-Thérèse, 16 septembre 1780.—Correspondance secrète du comte de Mercy, III, 465.
[1089] Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la République des lettres, 3 novembre 1780, XVI, 48.—Comment concilier cette anecdote, qui ne peut se rapporter qu'à la représentation du 19 septembre, avec l'opinion de Mercy qui y assistait et qui s'y connaissait en fait de théâtre?
[1090] Tableaux de genre et d'histoire, morceaux inédits, recueillis par Barrière, p. 257.
[1091] Voir sur toute cette question le livre si intéressant de M. de Lescure: Les Palais de Trianon. Paris, Plon, 1867.—Voir surtout M. G. Desjardins: Le Petit Trianon. Le compte total dressé par Mique, et arrêté le 31 août 1791, s'élève à 1.649,529 livres 13 sous 2 deniers, et comprend même quelques dépenses pour des fêtes et des représentations théâtrales. En y ajoutant encore quelques comptes liquidés pour des artistes et des entrepreneurs, M. Desjardins estime que le total ne dépasse certainement pas, en quinze ans, deux millions.—Le Petit Trianon, 351.—Le compte de Mique, aujourd'hui conservé aux Archives, O', 1886, est reproduit aux pièces justificatives, 405, 407.
[1092] Mercy à Marie-Thérèse, 17 septembre 1776.—Correspondance secrète du comte de Mercy, II, 495.
[1093] Archives nationales, 01,267.211.—Annuaire-bulletin de la Société de l'Histoire de France, année 1879, p. 156.—Sous ce titre Jardin de Trianon, M. d'Angivillier comprend non seulement le parc proprement dit, mais les nombreuses fabriques qui s'élèvent dans le parc, c'est-à-dire, à cette époque, au moins le pavillon chinois, le belvédère, le théâtre, etc.
[1094] Jardin de Trianon, état des superficies des différentes natures de culture des jardins français et anglais de la Reine au Petit Trianon, pour servir à fixer l'entretien desdits jardins.—Archives nationales, O', 1886.—Reproduit dans le Petit Trianon par G. Desjardins. Pièces justificatives, 369-372.—Les ouvriers étaient payés 28 sous par jour.
[1095] Le Petit Trianon, 224, note.