[1632] Voici le texte de ce billet, retrouvé dans les papiers de Courtois: «Citoyen président, les citoyens Tronçon et Chauveau, que le tribunal m'a donnés pour défenseurs, m'observent qu'ils n'ont été instruits qu'aujourd'hui de leur mission; je dois être jugée demain et il leur est impossible de s'instruire, dans un si court délai, des pièces du procès et même d'en prendre lecture. Je dois à mes enfants de n'omettre aucun moyen nécessaire pour l'entière justification de leur mère. Mes défenseurs demandent trois jours de délai; j'espère que la Convention les leur accordera.»—Louis XVI, Marie-Antoinette et Mme Elisabeth, VI, 530.
[1633] Voir, sur Renaudin, une anecdote épouvantable dans les Révélations de Sénar, 245.
[1634] Marie-Antoinette à la Conciergerie, 98.
[1635] Lettre de Trinchard à son frère. Ibid., 99.
[1636] Révélations de Sénar, 247.
[1637] Elle y avait dit tout le contraire.
[1638] Moniteur du 27 octobre 1793.
[1639] Dans une adresse au Roi en date du 9 novembre 1789, adresse imprimée par Grangé, rue de la Parcheminerie, et conservée aux Archives nationales, Armoire de fer, carton 13, Lecointre commence ainsi:—«Sire, un de vos sujets les plus fidèles vient avec confiance déposer aux pieds de Votre Majesté l'hommage de son respect. Et il termine en demandant à prouver que les habitants de Versailles, dont il fait partie, sont «incapables de déplaire au meilleur des Rois».
[1640] Mme Simon Viennot. Marie-Antoinette devant le XIXe siècle, Paris, Augé, 1838, II, 351.—Renseignement communiqué par les frères Humbert, témoins oculaires.
[1641] Un juré du tribunal révolutionnaire, Vilate, a raconté, dans son livre sur les Causes du 9 thermidor, que le soir même du supplice de la Reine, Robespierre, dînant avec Saint-Just et Barrère, aurait manifesté un très vif mécontentement contre «cet imbécile d'Hébert», dont la déposition avait donné à Marie-Antoinette, à son dernier moment, «ce triomphe d'intérêt public». Robespierre aurait dès lors pris la résolution de se défaire d'un complice si compromettant.