Et ils jouèrent de plus belle, comme deux grands poissons dans la mer verte, se jetant de l’eau, criant, soufflant, grognant et plongeant.

Le soleil riait en les regardant et les carreaux des bâtiments de la pêcherie riaient aussi en reflétant le soleil. Les vagues bruissaient, brisées par les bras robustes, et les mouettes, effarées de ces ébats de deux êtres humains, volaient, avec des cris perçants, au-dessus de leurs têtes qui, par moments, s’engouffraient dans les vagues accourues de loin.

Enfin, fatigués, gorgés d’eau salée, ils grimpèrent sur le rivage et s’assirent au soleil pour se reposer.

— Ouf ! fit Iakov avec une grimace. Quelle horreur que cette eau ! Et comme il y en a !

— Tout ce qui est mauvais abonde sur la terre… les gars, par exemple… Dieu qu’il y en a !

Malva riait et tordait ses cheveux pour en faire couler l’eau… Les cheveux étaient sombres, épais et frisés, sans être très longs.

— C’est pour ça que tu t’es choisi un vieux ! insinua Iakov en la poussant du coude.

— Il y a des vieux qui valent mieux que les jeunes.

— Si le père est bon, le fils doit être encore meilleur.

— Vraiment ! où as-tu appris à te vanter ?