Serizier et Boin, fusillés à Satory le 25 mai 1872, tombèrent, le cigare aux lèvres, en criant: Vive la Commune!
Lucipia, Boudaille et Pascal, commués aux travaux forcés à perpétuité, s’en allèrent au bagne.
Pascal y mourut, tué par les Canaques, lors de l’insurrection de 1878.
Un de mes amis, Alexandre Girault[76] qui lui aussi, était au bagne pour l’affaire de l’incendie de l’église Saint-Éloi, me conta la fin tragique de Pascal.
Pascal—me dit Girault—était au camp de Bouloupari. La veille de sa mort, un surveillant qui, en reconduisant les condamnés au camp, s’était attardé dans la brousse, avait été pris et mangé.
Pascal était à biner son petit jardin, quand un groupe de Canaques, simulant la soumission, vinrent demander du tabac. Brusquement ils firent irruption, se jetèrent sur Pascal, qui, avec un de ses compagnons, résista. Tous deux luttèrent désespérément. Mais ils furent accablés sous le nombre.
Le lendemain on retrouvait leurs cadavres.
Lucipia rentré à Paris, fut, dans la suite, nommé conseiller municipal du quartier des Enfants-Rouges. Puis président du conseil. Il mourut en mai 1904.
J’ignore ce qu’est devenu Boudaille.
Léo Melliet, Thaller[77] et Moreau furent condamnés à mort par contumace.