—Là. Au fond. La porte avec les marches.
Je vais tourner le bouton, entrer, quand derrière l’huis, éclate un formidable bacchanal. J’attends. Je retourne près de mon gnaf.
—Mais, on se bat là-dedans. On se dispute tout au moins...
Le gnaf a souri.
—Mais non, entrez donc. C’est toujours comme ça. Ces messieurs causent...
J’entre. Ils sont là une dizaine qui discutent, criant, gueulant. Mon arrivée ne les dérange pas. Enfin, l’un d’eux se tourne vers moi. Il m’aborde. Je dis mon nom.
—Ah! oui. Très bien, votre Juin. Nous nous demandions d’où cela venait. Personne ne connaissait ici votre nom.
—Eh! Maroteau! L’auteur de l’article de ce matin. Tu sais... Juin...
On m’entoure. On me serre les mains.
Un gros garçon entre. Le nez en trompette. L’œil bleu interrogateur. La lèvre moqueuse. Il est vêtu d’un veston à longs poils élimé.