Vermersch et Humbert, accompagnés de Simon, se mirent en route le soir même. Les affiches furent posées à Lyon. Mais nul besoin de faire paraître le journal. Le 18 mars éclata.
Le 21 au matin,[137] les crieurs gueulaient à qui mieux mieux «La Grande Joie du Père Duchêne de pouvoir enfin causer des affaires de la Nation avec les bons patriotes qui ont chassé tous les jean-foutres de l’Hôtel de Ville».
Humbert et Vermersch, à peine connue et affirmée la victoire des Buttes, avaient sauté dans le train. Je déjeunais dans notre petit caboulot de la rue de l’École-de-Médecine—une des vieilles maisons à pignon disparues il y a quelques années—quand je les vis entrer, triomphants.
Nous nous embrassâmes. C’est tout juste si nos larmes ne coulèrent pas dans les rognons sautés qui fumaient devant moi...
NOS APRÈS-MIDI
I
une patriote
Inoubliables jeunes années...
Maintenant, c’est la fournaise, où nous allons tous trois nous jeter à corps perdu.
Le soir est consacré au journal. L’après-midi, il y a toujours une visite à recevoir ou à rendre.