Non pas qu’il renâcle. Oh! non.

—Nom de Dieu! quand je serai là-bas, ce que je vais en démolir.

Un soir, nous ne voyons pas l’Hercule devant sa casse. C’est son tour. Il est parti le matin avec son bataillon pour la barricade de la rue Perronet, à Neuilly.

Huit ou dix jours se passent. Ceux qui sont partis sont de retour à l’équipe.

—Et l’Hercule?

—L’Hercule, citoyen... Vous ne savez pas... Eh bien, il est à Beaujon...

—Blessé?

—Mort... On l’enterre demain... Hier, deux heures avant de boucler notre ceinturon pour rentrer, il a reçu un éclat d’obus dans les reins... On l’a ramené dans la voiture du cantinier... Pauvre Hercule! Il ne portera plus ses formes... Heureusement qu’il ne laisse personne derrière lui. Il nous avait raconté un jour qu’il n’avait ni père ni mère... Un enfant trouvé, quoi... Nous l’aimions bien, avec ça... Fort comme il l’était, il n’aurait pas fait de mal à une mouche...

LE BATAILLON DU PÈRE DUCHÊNE

I