Notre Sociale du même jour[166] publiait, en tête de ses colonnes, les plus alléchants détails sur l’organisation, le commandement, l’uniforme, la paye, les vivres, l’admission des officiers.

A bientôt la première revue!

brillant uniforme

L’uniforme! Ah! l’uniforme!

Ne l’ayant jamais vu,—notre bataillon, venant un peu tard, n’a pas eu le temps de se montrer sous ses plus brillantes couleurs—je suis forcé de copier sur la Sociale sa composition.

La tenue des simples gardes ne diffère guère de celle des fédérés. Vareuse et képi de la garde nationale. Pantalon de velours gris à côtes. Deux chemises de flanelle rouge, «afin, explique le Père Duchêne, de ne pas pincer de foutues fluxions de poitrine pendant la nuit» aux avant-postes.

L’uniforme des officiers eût été vraiment enviable—s’il eût existé.

Tunique noire à revers rouges croisée sur la poitrine, avec boutons semblables à ceux du bataillon des Défenseurs de la République.[167] Collet rouge. Képi d’officier d’infanterie. Veste rouge. Pantalon noir à bandes rouges. Caban à capuchon. Sabre d’infanterie et revolver. Bottes à la Souvarow!

L’état-major se composait, en dehors du commandant, du capitaine trésorier et du capitaine adjudant-major, d’une commission de trois membres nommés par le Père Duchêne.

Ces trois membres, on le devine, n’étaient autres que les trois rédacteurs du journal. Nous trois.