Le capitaine instructeur de Saint-Cyr, la Commune définitivement vaincue, tous ses amis disparus, tués, en prison, en exil, se voua au professorat. Il fut longtemps, m’a-t-on dit, professeur d’histoire aux Dominicains d’Arcueil.
Édouard Vaillant
Juillet 1870.—Édouard Vaillant, qui sera membre de la Commune, arrive d’Allemagne, où il était, comme Rogeard, à Tubingen.
Sur sa route, il a vu défiler l’armée allemande, marchant vers la frontière.
Vaillant nous dit ses craintes patriotiques. L’ennemi s’avance, chantant les airs de bataille et de triomphe, comme s’il était sûr déjà de fouler bientôt notre sol.
Et nous restons, silencieux, pensifs, le cœur serré.
infidélités
Aux soirs d’été, quand la chaleur est brûlante, nous faisons quelques infidélités à ce brave Glaser. Nous remontons le boulevard Saint-Michel jusque chez Hoffmann. Place de l’Observatoire. Au coin du boulevard Montparnasse et de l’avenue, bordée de grands marronniers, qui conduit à la grille de l’établissement scientifique. Au rez-de-chaussée, deux salles meublées de tables et de bancs de noyer ciré. Bière blonde de Strasbourg, renommée dans tout le quartier des Écoles et dans tous les ateliers de peintres et de sculpteurs du voisinage. Au fond de la salle d’entrée, une petite porte, qui, par une sente rapide et agreste, conduit à un jardin en contre-bas, peuplé de bosquets feuillus. Le soir, autour des moos et des verres, la causerie y est délicieuse.
Vermersch est, depuis des années, assidu des soirées d’Hoffmann.
Hier, à minuit, comme un vrai Flamand,
J’allais, chez Hoffmann, manger la choucroute.
La bière, en chantant, tombant goutte à goutte,
Joyeuse, emplissait le moos écumant.