Les deux interlocuteurs se saluèrent. Me Rousse quitta le cabinet du délégué...

VOLTAIRE ET ROUSSEAU

Mai.—Chez moi.

Ils sont venus deux me voir.

Deux gardes de mon 248e, que je connais depuis les premiers jours du siège, quand nous faisions l’exercice au Luxembourg.

L’un tient à la main un paquet. Quelque chose d’assez volumineux, dans un foulard à carreaux rouges dont les cornes sont nouées.

Il prend la parole, pendant qu’assis à ma table, je parcours les feuilles du matin que vient de m’apporter mon planton.

Mon planton!

Au rez-de-chaussée de ma maison est installé, dans une boutique—je la regarde et la salue comme une vieille amie d’autrefois, cette boutique, quand je passe devant le numéro 9 de la rue du Sommerard—un poste fédéré. Mon planton fait partie du poste. Dès qu’il a su que le Père Duchêne—un tiers du Père Duchêne—habitait là-haut, au cinquième, il est venu me trouver.

—Citoyen lieutenant, m’a-t-il dit, vous n’avez pas de planton. Me voici. Je ferai toutes vos commissions. Et, dès le matin, je serai là, à votre porte.