Ils ont fini. Le garçon distribue les képis et les sabres.

Régère, sanglé, attend.

Nous ne perdons aucun de ses gestes.

Je dois à la vérité de dire que le tambour du 31 octobre, élevé par les électeurs du cinquième arrondissement à la dignité de membre de la Commune, raccrocha le sabre au ceinturon de la façon la plus martiale, tout comme s’il n’avait jamais fait autre chose de sa vie.

CONCERT AUX TUILERIES

Mai.—Dix heures du soir. Jardin réservé des Tuileries, qu’on appelait toujours le Jardin du Petit Prince. Nous nous promenons, Vermersch et moi. Foule énorme. Les massifs illuminés par des lanternes rouges accrochées aux arbustes. Des lampions rouges en bordure des corbeilles et des pelouses. Des draperies rouges à l’estrade des musiciens qui jouent des airs patriotiques, mélangés à des ouvertures d’opéras populaires.

La musique se tait.

Par les fenêtres, ruisselantes de lumières, du Palais, nous arrivent des bouffées de bruits et de chants.

Il y a concert dans la salle des Maréchaux.

—Allons voir ça, me dit Vermersch.