—Mais je suis le citoyen Delescluze, délégué à la Guerre...

—Personne ne sortira d’ici.

Et, quelqu’un ajouta:

—Nous sommes fichus... Vous resterez avec nous.

Il n’y avait pas à s’insurger. Nous convînmes d’envoyer un de nous chercher l’ordre de Ferré à la mairie du onzième.

Delescluze et nous qui l’accompagnions fûmes conduits, par les gardes, baïonnettes aux fusils, chez un marchand de vins de la place du Trône, en attendant le retour de l’envoyé.

Là, Delescluze se laissa tomber sur une chaise, écroulé, tué par la douleur et la honte.

—Je ne veux plus vivre! répétait-il. Non. Tout est fini pour moi...

Nous n’attendîmes pas l’ordre de Ferré.

Nous reprîmes le chemin de la place Voltaire, et rentrâmes à la mairie, où nous mîmes nos collègues au courant des incidents auxquels nous venions d’être mêlés...