Je n’abandonnais pas cependant le projet.
Je décidai de me rendre à la porte de Montreuil.
Toujours accompagné du parlementaire, je franchis avec la plus grande difficulté les barricades.
J’arrivai enfin à la porte.
Les Bavarois s’étaient avancés jusqu’à une centaine de mètres du rempart.
Le parlementaire se rendit près d’eux.
D’après ce qu’il me dit au retour, il aurait été mis en relations avec un officier supérieur, un colonel, qui aurait écouté ses propositions, mais qui aurait refusé de s’y associer, donnant pour raison qu’il était désormais trop tard.
Quand je rentrai à la mairie du onzième, il était huit heures.
Delescluze n’était plus là.
Mes collègues m’apprirent que, peu après son retour à la mairie, il les avait quittés pour se diriger, par le boulevard Voltaire, vers le Château-d’Eau...