Des renseignements qui nous parviennent nous font connaître que le sieur Vuillaume aurait été arrêté hier, rue Racine, vers cinq heures.
Il aurait été, nous dit-on, mis immédiatement à la disposition de l’autorité militaire.
Quoi qu’il en soit, il est certain qu’au moment où nous écrivons, ce sinistre collaborateur des sieurs Humbert et Vermersch n’a pas encore été écroué au dépôt.
Chacun sait que ce zélé partisan de la Commune faisait partie du trio qui, dans le Père Duchêne, a, pendant trop longtemps, publié tant d’articles dans un style aussi ordurier que nauséabond.[249]
Plus tard, quand je fus à l’abri, on me nomma, à Genève, le joli monsieur qui s’était fait une spécialité de dénoncer ses anciens camarades. Celui-là ne s’était cependant pas privé, aux jours dorés du Père Duchêne, de venir, à deux reprises, puiser dans notre bourse alors bien garnie.
on va perquisitionner
La dénonciation n’est pas ma seule frayeur.
Autant que la dénonciation, la perquisition est à redouter.
Une perquisition?
Toc. Toc... Ouvrez... On ouvre... Des soldats, avec un sergent... Les autres sont en bas, gardant la porte d’entrée... Qui êtes-vous?... Que faites-vous ici?... Vos papiers... Êtes-vous chez vous?... Ou alors, qui êtes-vous? Ouvrez ces tiroirs, ce meuble... Le sergent prend un paquet de lettres, les parcourt... Vous n’avez pas d’armes?...