—Vous êtes bien M. Razoua.

—Oui... Et après?

Ce «et après,» Razoua l’a dit d’un air rogue. L’ancien spahis—Razoua a été maréchal des logis en Afrique—n’est pas très accueillant pour ceux qu’il ne connaît pas. Et puis, a-t-il flairé quelque chose?

—Monsieur, répond l’un des hommes, puisque vous êtes M. Razoua, veuillez nous suivre...

—Je vois, dit Razoua. Vous êtes de la police.

—Oui, monsieur. Excusez-nous. Nous avons l’ordre de vous arrêter.

Razoua se lève, secoue la pipe entamée qu’il tient à la main, la remet dans son étui. Tout cela avec le plus grand flegme. Il boit la dernière gorgée d’absinthe blanche qui reste au fond de son verre.

—Allons, amis, aujourd’hui moi, demain peut-être d’autres, vous... qui sait?...

Nous le voyons s’éloigner avec les deux hommes.

Nous restons atterrés.