[59] Jourde (François), membre de la Commune (5e arrondissement); délégué aux finances (21 avril).

[60] Theisz (Albert), membre de la Commune (12e arrondissement); délégué aux postes et télégraphes (6 avril).

[61] Un de nos amis a connu à Londres l’un des hommes du peloton, Jouannin, mort, lui aussi. Jouannin, qui avait vingt ans en 1871, servit, pendant les deux mois de la Commune comme cuisinier à l’office du Palais de la Légion d’honneur. La défaite arrivée, il avait pris le fusil. Il passait place Voltaire quand le peloton se dirigeait vers la Roquette. Il se mêla aux hommes, et les suivit jusqu’au mur. Jouannin mourut il y a une dizaine d’années, à Moulins, sa ville natale. Sa famille lui fit faire des obsèques religieuses. A Londres—m’écrivait, peu de temps avant sa mort, Hector France—j’ai connu Jouannin, qu’on appelait, ironiquement, l’assassin.

[62] Wurth (Gustave), juge d’instruction au parquet du procureur de la Commune (18 mai).

[63] Mégy (Edmond), commandant du fort d’Issy (18 avril). Connu pour avoir, sous l’Empire, tué, d’un coup de revolver, l’agent de police qui venait l’arrêter.

[64] Ce furent les seules paroles prononcées par Veysset. Lissagaray (Hist. Commune, Dentu) attribue à Veysset d’après Wurth, ces mots: «Vous répondrez de ma mort au comte de Fabrice.» Jamais ces paroles ne furent prononcées. Pilotell, qui n’a pas quitté Veysset, et qui était à deux pas de lui, quand il fut fusillé, les aurait entendues.

[65] Serizier, chef du 101e bataillon sous le siège, colonel commandant la 13e légion sous la Commune. Fusillé à Satory le 25 mai 1872.

[66] Me Renoult, qui défendit Lucipia devant le conseil de guerre qui jugea, en février 1872, les accusés de l’affaire des Dominicains, est le père de M. René Renoult, sous-secrétaire d’Etat aux finances.

[67] Wroblevski (Boleslas), général commandant la troisième armée (rive gauche). Mort à Ouarville (Eure-et-Loir) le 5 août 1909.

[68] Je joins à la lettre de Léo Melliet un plan détaillé sur lequel peuvent être suivis les différents incidents du drame, depuis l’arrestation des Pères jusqu’à leur sortie de Bicêtre le jeudi 25 mai. Ce plan a été dressé par Lucipia, lorsqu’il attendait, dans la prison, l’heure de comparaître devant le conseil de guerre.