[230] Le signataire de cette curieuse lettre est un industriel connu.
[231] Maxime Du Camp (Convulsions, 8e édition, I. 293) nie formellement l’incident Delescluze. Il n’ignore pas la deuxième démarche d’Arnold, mais il ne sait rien de ce qui se passa à la porte de Vincennes. Il traite de «déposition erronée», le récit, pourtant exact, bien que malveillant, d’un sieur Reculet, qui a assisté à la scène du refus de passage par les gardes. (Voir Enquête Parlementaire, 18 mars, édit. en un vol., p. 522).
[232] M. Washburne était alors ambassadeur des Etats-Unis à Paris. Il avait fait, avec son secrétaire particulier, Mac-Kean, de nombreuses démarches pour faire mettre en liberté Monseigneur Darboy.
[233] V. plus haut, p. 85, le Fusillé du Pont-Neuf.
[234] Quand l’amnistie nous eut rouvert les portes de Paris, il nous prit envie d’aller, un soir, dîner chez Lapeyrouse, dans cette même salle du rez-de-chaussée, donnant sur le quai, où j’avais passé, le 24 mai 1871, une heure tragique. J’invitai un ami, comme moi retour d’exil. Nous avions longuement causé. Nous étions restés seuls.—Tiens, me dit l’ami, si tu réclamais la monnaie de ton billet de cent? Après avoir réglé l’addition, nous fîmes venir le gérant. Bien entendu, je n’avais pas la moindre intention de rentrer dans mon dû. Le gérant écouta, grave et souriant à la fois.—Dommage, monsieur, conclut-il en s’inclinant, vraiment dommage. Depuis 1871, la maison a changé de propriétaire. Voulez-vous, cependant, que je communique votre réclamation à la caisse?—Non, non, ne réclamez rien. Nous nous ferons rembourser cela à la prochaine. Et nous nous levâmes en riant, heureux tous deux d’avoir bavardé, en pleine liberté, dans cette salle où nous avions failli perdre la nôtre, et peut-être même plus encore.
[235] Lisbonne (Maxime), colonel fédéré. Blessé le 25 mai boulevard Voltaire, condamné à mort, commué aux travaux forcés.
[236] Rigault fut tué, vers trois heures, d’un coup de revolver, au pied de la barricade Royer-Collard, par le sous-officier qui le conduisait au Luxembourg.
[237] La poudrière du Luxembourg sauta, très exactement, à midi vingt-huit minutes. (Témoignage d’un ami, habitant rue d’Assas, qui nota l’heure.)
[238] Voir plus haut, Une journée à la Cour martiale du Luxembourg, p. 10.
[239] La «boutique à Roullier» occupait les locaux du rez-de-chaussée, aujourd’hui dépendance du Collège de France, numéro 9 de la place Marcellin-Berthelot.