—Mais il est donc blindé, celui-là! cria Lolive, en rechargeant rapidement son chassepot.[57]
Il ajusta le prélat, qui porta la main à sa poitrine, en s’affaissant.
Quelques coups isolés éclatèrent encore.
L’horloge de la prison sonna à ce moment huit heures.
Les hommes du peloton abandonnèrent le lieu de l’exécution, laissant là les cadavres qui furent conduits la nuit au Père-Lachaise.
Genton et Fortin quittèrent la prison et regagnèrent la mairie du onzième arrondissement, pour y rédiger le procès-verbal de l’exécution, comme le leur avait prescrit Ferré.
Sur le seuil de la mairie se tenaient à ce moment plusieurs membres de la Commune, Vermorel[58] qui devait être grièvement blessé le lendemain, Jourde,[59] Theisz,[60] Avrial.
—Eh bien! c’est fait, leur dit Genton, en s’approchant. Nous venons de fusiller l’archevêque!
—Vous avez fait là une jolie besogne, reprit vivement Vermorel. Nous n’avions peut-être qu’une dernière chance d’arrêter l’effusion du sang... Vous venez de nous l’enlever... Maintenant, c’est fini.
le nain féroce