«Ordre de prendre au Dépôt les prisonniers dont les noms suivent, et de les passer par les armes.»

Il y a quatre noms.

Sur ces quatre, Veysset.

Veysset. L’homme arrêté, le dimanche, jour de l’entrée des troupes, à Saint-Denis. L’histoire est restée obscure. Tout ce qu’on sait, c’est qu’il avait formé le projet de corrompre Dombrowski. Le général a averti le Comité de Salut Public. Suivi, Veysset est tombé dans le piège qui lui a été tendu. Depuis trois jours, il est au Dépôt.

Ferré vient de signer son arrêt de mort.

Nul, mieux que Pilotell, qui était là, ne pouvait me conter la matinée tragique, où Veysset, conduit sur le Pont-Neuf, tomba sous les balles des Vengeurs de Flourens.

J’ai refait avec lui, pas à pas, le chemin que suivit Veysset, du Dépôt au parapet contre lequel il fut adossé.

Voici:

—Nous étions déjà—commença Pilotell—dans une petite salle qui servait d’habitude aux juges d’instruction, quand Ferré entra.

—Faites venir Veysset, dit-il.