Les Floridiens apalaches croient que les âmes des bons prennent rang parmi les étoiles.
PAWORANCE, c'est le nom que les Virginiens donnaient à leurs autels. Avant l'arrivée des Anglais, le principal Temple était bâti dans un lieu appelé Ultamus Sak. On y voyait trois grands bâtimens de soixante pieds chacun et tout remplis d'images. On conservait les corps des rois dans ces maisons religieuses où les prêtres seule et les princes avaient le privilège d'entrer. Le Paworance était d'un crystal solide et si transparent, que l'on pouvait voir au travers le grain de la peau d'un homme. Les Virginiens respectaient beaucoup un petit oiseau qui répète sans cesse le mot Paworance. Ils disaient que cet oiseau était l'aîné d'un de leurs princes.
QUITZALCOAT, dieu du commerce chez les Mexicains. C'était leur Mercure. On l'honorait particulièrement à Cholula, ville que l'on croyait qu'il avait fondée.
SERMENT. Lorsque les Arkansas, sauvages de la Louisiane, juraient ou fesaient quelque serment, ils prenaient un casse-tête, avec lequel ils frappaient sur un poteau, en rappellant les beaux coups qu'ils avaient faits à la guerre, et en promettant de tenir leur parole--(Noël d'après Bossu).
SOLEIL. On peut ranger parmi les adorateurs du soleil les Floridiens apalaches. Ils attribuaient à cet astre la création de l'Univers, et racontaient, qu'ayant cessé de paraître durant vingt-quatre heures, son absence occasionna un affreux déluge. Les eaux du grand lac Théomi ayant débordé couvrirent la terre et jusques aux plus hautes montagnes, excepté celle d'Olaimy, sur laquelle se soleil s'était lui-même bâti un temple.
Les Natchez et les peuples du Mississipi regardaient le soleil comme un des aïeux de leurs Chefs.
Les femmes, dans le Canada, haranguaient l'astre du jour à son lever, et lui présentaient leurs enfans.
SOULBIECHE, nom de l'être suprême chez les Allibamons, peuplade de la Louisiane.
TATUSIO, dieu des Magnacicas, peuplade du Paraguay, garde jour et nuit un pont de bois jeté sur un grand fleuve, où se rendent les âmes au sortir du corps. Ce dieu les purifie avant de les laisser passer pour aller en paradis, et si elles font la moindre résistance, il les précipite dans le fleuve--(Le P. Charlevoix, Hist. du Paraguay.)
TAZI, mère commune, nom que les Mexicains donnaient à la terre.