MATCHI-MANITOU, esprit malfaisant des sauvages du Nord. Plusieurs croyaient que les orages sont causés par l'esprit de la lune qui s'agite dans les eaux. Ils jetaient alors dans la mer ce qu'ils avaient de plus précieux dans leurs canots, croyant l'apaiser par ce sacrifice.

MATCOMECH, dieu de l'hiver chez les Iroquois.

MATILALCUIA, déesse des eaux chez les Mexicains. Elle était revêtue d'une chemise bleue céleste.

MESSOU, déité qui répara les désastres causés par le déluge. Ce Messou allant à la chasse, ses chiens se perdirent dans un grand lac, qui, venant à se déborder, couvrit la terre en peu de temps; mais ce Dieu changea d'autres animaux en hommes, et repeupla le monde.

OIROU, objet du culte des anciens Iroquois. C'était la première bagatelle qu'ils voyaient en songe, un calumet, une plante, etc., etc.

OTKEE, selon les sauvages de Virginie, Otkon suivant les Iroquois, était le nom du créateur du monde.

OUAHICHE, génie dont les prêtres iroquois prétendaient savoir le passé, le présent et l'avenir.

OUIKKA, l'Eole des Esquimaux, fait naître les tempêtes, renverse les barques, et rend inutiles les plus généreux efforts de ceux qui conduisent les pirogues. Ceux qui découvrirent les premiers l'Amérique n'avaient point avec eux de Camoëns. Dans la Susiade, par ce grand poëte, lorsque Vasco de Gama est près de doubler le Cap des Tempêtes, tout-à-coup, on aperçoit un personnage formidable qui s'élève du fond des mers, sa tête souche les nues, les vents, les tonnerres sont autour de lui, ses bras s'étendent sur la surface des eaux. Ce génie est le gardien de cet Océan, dont nul vaisseau n'avait encore fendu les ondes. Il menace la flotte, il se plaint de l'audace des Portugais qui viennent lui disputer l'empire de ces mers, et leur annonce toutes les calamités qui doivent traverser leurs entreprises. Cette fiction est une des plus belles que l'on puisse opposer aux anciens.

PACHACAMAC, celui qui anime le monde, nom de l'être suprême au Pérou. La terre était adorée sous le nom de Pachacamama.

PARADIS. Les mexicains pensaient que le ciel est placé près du soleil. Dans ce séjour, les défenseurs de la patrie occupent le premier rang, et les victimes immolées aux dieux, le second.