Note 129:[ (retour) ] A tort ou à droit.

«Je le demande aujourd'hui à tout homme blanc: s'il est entré pressé par la faim, dans la cabane de Logan, Logan lui a-t-il refusé des secours; s'il est venu chez Logan nu et transi de froid, Logan ne lui a-t-il point donné de quoi se couvrir? Pendant la dernière guerre si sanglante et si longue, Logan est demeuré sur sa natte désirant être l'avocat de la paix. Non! jamais les blancs et ceux de ma tribu ne passaient devant moi sans me montrer au doigt en disant: il est l'ami des blancs.

«Logan pensait même demeurer avec vous dans une même cabane, avant l'injure qu'un de vous m'a faite. Le printems dernier, Crésap, de sang froid, et sans être provoqué, a massacré tous les parens de Logan, sans épargner ni sa femme ni ses enfans. Il ne coule plus une seule goutte de son sang dans aucune créature. J'ai cherché ma vengeance, et je l'ai satisfaite.

«Je me réjouis de ce que la paix est rendue à ma nation; mais ne croyez pas que ma joie soit la joie de la peur. Jamais la crainte ne fut connue de Logan, qui n'a point tourné le dos pour sauver sa vie.

«Qui reste-t-il pour pleurer Logan quand il ne sera plus?... personne!»

Ce héros était destiné à devenir lui-même la victime de cette cruauté barbare, qui avait fait tout son malheur, et il fut massacré en retournant du Détroit dans son pays.

Campbell, dans Gertrude de Wyoming, prête ses sentimens à un héros de son imagination:

He left of all my tribe

Nor man, nor child, nor thing of living birth

No! not the dog that watched my household earth,