(98) Mots barrés: il se vanta même (France).
(99) Voir notamment le discours de Danton, en date du 21 janvier 1793: "Je vous interpelle, citoyens, vous qui m'avez vu dans le ministère, de dire si je n'ai pas porté l'union partout. Je vous adjure, vous Petion, vous Brissot, je vous adjure tous, car enfin, je veux me faire connaître; je vous adjure tous, car enfin je veux être connu, etc." Celui du 27 mars 1793: "Etouffons nos divisions; je ne demande pas de baisers partiels, les antipathies particulières sont indestructibles, mais il y va de notre salut…"
(100) Mots barrés: se défendit (France).
(101) Allusion à la séance du 1er avril 1793. Accusé par Lasource de complicité avec Dumouriez, Danton se taisait quand l'extrême gauche se leva tout entière et l'invita à monter à la tribune pour se disculper.
(102) Mots barrés: il commençait par un éclat de tonnerre et finissait par des propositions de paix. Il montrait la colère du p… (France).
(103) Mots barrés: parla comme un orateur du côté droit (France). Voir les séances de la Convention des 27 et 30 mars 1793.
(104) Danton défendit adroitement le général Stengel contre Carra, à la séance du 10 mars 1793; quand ce général et son collègue Lanoue furent interrogés à la barre, le 28 mars, Danton intervint encore en leur faveur.
(105) Danton fit l'éloge de Beurnonville à la séance du 11 mars 1793. Tout l'essentiel de ce passage est passé dans le rapport de Saint-Just: "Dans les débats orageux, on s'indignoit de ton absence et de ton silence; toi, tu parfois de la campagne, des délices de la solitude et de ta paresse; mais tu savois sortir de ton engourdissement pour défendre Dumouriez, Westermann, sa créature vantée et les généraux ses complices" (p. 13).
(106) Danton demande de nouvelles levées d'hommes le 10 mars, le 27 mars, le 31 mars 1793. Saint-Just a repris, en l'aggravant, l'accusation de Robespierre: "Tu savois amortir le courroux des patriotes; tu faisois envisager nos malheurs comme résultant de la foiblesse de nos armées, et tu détournois l'attention de la perfidie des généraux pour t'occuper des nouvelles levées d'hommes" (p. 13). Saint-Just a même soupçonné que Danton poussait à ces levées dans une intention scélérate: "A ton retour de la Belgique, tu provoquas la levée en masse des patriotes de Paris pour marcher aux frontières. Si cela fût alors arrivé, qui auroit résisté à l'aristocratie qui avoit tenté plusieurs soulèvements? Brissot ne désiroit point autre chose, et les patriotes mis en campagne n'auroient-ils pas été sacrifiés? Ainsi se trouvoit accompli le voeu de tous les tyrans du monde pour la destruction de Paris et de la liberté" (p. 14).
(107) Voir l'article de M. G. Rouanet: Danton et la mort de Louis XVI (Annales révolutionnaires, 1916, t. VIII, p. 1-33); et nos articles: Danton, Talon, Pitt et la mort de Louis XVI (Ibid., p. 367-376), Danton, Dannon, Pitt et M. J. Holland-Rose (Ibid., t. IX, p. 103 sq.) et notre livre Danton et la Paix.