(108) C'est dans son discours du 1er avril 1793 que Danton fit l'éloge de Delacroix: "Oui, sans doute, j'aime Delacroix; on l'inculpe parce qu'il a eu le bon esprit de ne pas partager, je le dis franchement, je le tiens de lui, parce qu'il n'a pas voulu partager les vues et les projets de ceux qui ont cherché à sauver le tyran…, parce que Delacroix s'est écarté, du fédéralisme et du système perfide de l'appel au peuple…, etc." (Discours de Danton, édition Fribourg, p. 352-353).
(109) Saint-Just a accentué dans son rapport ce passage de Robespierre: "Tu t'associas dans tes crimes Lacroix, conspirateur depuis longtemps décrié, avec l'âme impure duquel on ne peut être uni que par le noeud qui associe des conjurés. Lacroix fut de tout temps plus que suspect: hypocrite et perfide, il n'a jamais parlé de bonne foi dans cette enceinte; il eut l'audace de louer Mirabeau; il eut celle de proposer le renouvellement de la Convention; il tint la même conduite que toi avec Dumouriez; votre agitation étoit la même pour cacher les mêmes forfaits. Lacroix a témoigné souvent sa haine pour les jacobins" (p. 13).
(109 bis) France fait remarquer que les huit alinéas précédents sont bâtonnés sur le manuscrit.
(110) Mot barré: douleur (France).
(111) Mots barrés: voulant faire arrêter (France).
(112) Le dimanche 2 juin 1793, au moment où la Convention s'aperçut qu'elle était cernée par la garde nationale parisienne, Danton s'indigna, demanda une enquête du Comité de Salut public et s'écria: "Je me charge, en son nom, de remonter à la source de cet ordre [donné par Hanriot]. Vous pouvez comptez sur son zèle à vous présenter les moyens de venger vigoureusement la majesté nationale, outragée en ce moment."
(113) Mots barrés: bassesse et le lâche syst… (France).
(114) Mots barrés: après avoir fait cet ouvrage, il aborde Hanriot à la buvette et… (France).
(115) Mots barrés: que lui et quelques-uns de ses collègues (France).
(116) "Tu vis avec horreur la révolution du 31 mai. Hérault, Lacroix et toi demandâtes la tête d'Hanriot, qui avoit servi la liberté, et vous lui fîtes un crime du mouvement qu'il avoit fait pour échapper à un acte d'oppression de votre part. Ici, Danton, tu déployas ton hypocrisie: n'ayant pu consommer ton projet, tu dissimulas ta fureur; tu regardas Hanriot en riant, et tu lui dis: N'aie pas peur, vas toujours ton train, voulant lui faire entendre que tu avois eu l'air de blâmer par bienséance, mais qu'au fond tu étois de son avis. Un moment après tu l'abordas à la buvette et lui présentas un verre d'un air caressant, en lui disant: Point de rancune. Cependant, le lendemain tu le calomnias de la manière la plus atroce, et tu lui reprochas d'avoir voulu t'assassiner. Hérault et Lacroix t'appuyèrent." (Saint-Just, p. 16.)