(117) Dans le rapport de Saint-Just, ces traits précis ont disparu sous cette affirmation vague: "Ne t'es-tu pas opposé à la punition des députés de la Gironde?" (p. 16).
(118) C'est à la séance du 7 juin 1793 que Danton fit cette proposition.
(119) "Mais n'as-tu pas envoyé depuis un ambassadeur à Petion et à Wimpfen dans le Calvados?" (Saint-Just, p. 16). Voir à ce sujet notre étude: Danton et Louis Comte, dans les Annales révolutionnaires, 1912, t. V, p. 641-660.
(120) A la séance du 11 août 1793, Delacroix déclara que la mission de la Convention était terminée et qu'on devait prendre les mesures nécessaires pour mettre en vigueur la Constitution nouvelle proclamée la veille dans la grande Fédération anniversaire du 10 août Saint-Just a retenu ce grief (p. 20).
(121) Le 6 pluviôse, Delacroix fit voter par acclamation la suppression de l'esclavage dans les colonies françaises. Danton appuya Delacroix. On voit que Robespierre désapprouvait cette politique qu'il avait déjà blâmée comme imprudente quand Brissot en était le protagoniste. Saint-Just a laissé tomber cette observation de Robespierre.
(122) Mot barré: Constitution (France).
(123) Mots barrés: il mettroit (France).
(124) Saint-Just a développé tout ce passage: "Tu provoquas une insurrection dans Paris; elle étoit concertée avec Dumouriez; tu annonças même que s'il falloit de l'argent pour la faire, tu avois la main dans les caisses de la Belgique. Dumouriez vouloit une révolte dans Paris pour avoir un prétexte de marcher contre cette ville de la liberté, sous un titre moins défavorable que celui de rebelle et de royaliste. Toi qui restois à Arcis-sur-Aube avant le 9 août, opposant ta paresse à l'insurrection nécessaire, tu avois retrouvé ta chaleur au mois de mars pour servir Dumouriez et lui fournir un prétexte honorable de marcher sur Paris. Desfieux, reconnu royaliste et du parti de l'étranger, donna le signal de cette fausse insurrection. Le 10 mars, un attroupement se porta aux Cordeliers, de là à la Commune…" (Saint-Just, p. 14-15.)
(125) Le bruit courut en effet qu'une amnistie générale serait votée pour la fédération du 10 août, et Hébert consacra à la combattre plusieurs numéros du Père Duchesne. A la séance du 2 août, comme une députation de Nantais demandait l'indulgence en faveur du général Beysser et du député Coustard, compromis dans la révolte fédéraliste, Danton profita de l'occasion pour insinuer l'idée de l'amnistie: "La Convention, dit-il, sait que les hommes égarés se réuniront toujours à la masse, mais elle a cru différer à la conversion de ceux qui veulent fédéraliser le peuple… Elle désire que, le 10 août, vous resserriez le noeud de la fraternité." Saint-Just a relevé à la charge de Danton cette proposition indirecte d'amnistie (p. 15). Sur cette amnistie, voir notre livre Danton et la Paix.
(126) France nous apprend que les trois alinéas précédents sont biffés d'un trait sur le manuscrit.