Nous ayons visité un cloaque Maximin fort curieux.

Du côté du Tibre, nous ayons vu les débris d'un ancien pont.

Voici comment pêchent les Romains; ils ont deux carrelets au bout d'un grand bois tournant, mis en mouvement par un arbre et des palettes ayant le courant pour moteur: avec ce piège facile, où il y a un appât, ils prennent en badinant le poisson trop avide.

Près de l'église Saint-Grégoire, se trouve le temple de la Fortune virile, ensuite les immenses débris des Thermes de Dioclétien, autrefois destinés aux bains, à la musique et aux fêtes: près des Thermes, sont les tombeaux des Scipion, découverts depuis sept ans; nous sommes descendus dans les caveaux sépulchraux, au milieu de cierges et d'illuminations.

Nous avons ensuite visité Saint-Jean-de-Latran, célèbre par les douze
Apôtres, possédant en outre les chefs de Saint Pierre et de Saint Paul.

Nous voici au pélérinage de la Santa Scala, qu'on monte à genoux; la porte qui est au haut n'est jamais ouverte; ceux qui l'ouvrent, suivant la pieuse chronique, n'en ressortent point; la Santa Scala renferme le sang précieux de Jésus-Christ. On arrive à cette petite chapelle par cinq escaliers différents, celui du milieu a vingt-huit degrés de marbre blanc; Jésus-Christ y monta quand il fut conduit chez Pilate.

De là, nous nous rendons au Baptistère de Constantin, qui est admirable; on y remarque encore les pierres qui servaient à noyer les martyrs; nous explorons les acqueducs ou grandes arches, les Thermes de Titus, le temple de Jupiter Vengeur; il ne reste plus de la Roche Tarpéïenne d'autre importance que son ancienne réputation, ayant été immortalisée par tant de condamnés.

Nous avons vu le Palais Doria, dont on offrit qu'une partie à l'Empereur d'Autriche qui s'offensa de ne pas l'occuper tout entier, mais quand il fut à Rome, il s'aperçut que le quart était déjà trop grand pour son cortège.

Nous avons admiré le temple de la Concorde, la fontaine des Parfums près le Colisée, la voie sacrée sur laquelle passaient les Rois et les Empereurs. Après avoir parcouru la voie sacrée, nous entrâmes dans une jolie chiesa; nous fûmes étonnés de la fraîcheur et de la beauté des fresques qui en décorent le Dôme: on remarquait jadis dans une chapelle de cette église, un petit vieillard qui paraissait abîmé dans les profondeurs de la mysticité et des extases; on aurait dit qu'il s'élevait de la terre; c'était le chevalier Bernin, auteur de ce Dôme, qui paraissait se complaire dans la vue de ses oeuvres sublimes. Nous visitâmes le temple de la Paix et le Panthéon consacré par Agrippine à tous les Dieux, depuis à tous les Saints; le corps de Raphaël y repose, ainsi que celui du célèbre Carrache, fils d'un simple tailleur. Le Panthéon est un des plus anciens édifices antiques; quoique dépouillé de ses premiers ornements, il fait l'admiration des étrangers: c'est un bâtiment qui a autant de largeur que de profondeur; il est sans fenêtres et sans piliers, il ne reçoit la lumière que par une ouverture au milieu de la voûte.

La fontaine Pauline ne doit point être oubliée; l'eau tombe par cinq ouvertures dans autant de bassins, et se répand par des conduits souterrains dans plusieurs quartiers de la ville.