Elle s’appliquera aux règles de la vie usuelle, qui ont souvent quelque chose d’automatique, d’inutilement dur. Par exemple, on se déplacera vers des villégiatures, non pas une seule fois par an comme on en avait coutume au temps des voyages difficiles, mais plusieurs fois, selon les loisirs, selon la couleur du ciel, selon les opportunités. Et déjà cette tendance se dessine. On s’échappe de la ville à diverses vacances. On va et on vient. On étend les congés des enfants, sans nuire à leurs études. Il y a plus d’aisance dans le jeu de la vie.


Il faut assouplir les règles de la vie ménagère. Elles sont trop rigides. Ainsi, quand elle « fait » une chambre, la servante ouvre la fenêtre aussi largement tous les jours. Il faudrait nuancer, ouvrir plus ou moins selon que le temps est humide ou sec, que le vent est plus ou moins violent.

Déjà, pour le vêtement masculin, nous avons suivi cette loi de l’assouplissement. Ce n’est plus la gaine étroite, l’armure rigide qui s’imposaient à nos ancêtres. Aisé, flottant, il se plie, s’adapte à notre forme, « sur mesure ».

Pourquoi ne pas suivre cette tendance dans toutes les directions de la vie pratique ?


Il faut aussi composer avec soi-même, ne pas s’imposer inutilement une roide discipline, mais au contraire tirer de soi, de son organisme, le meilleur profit. Ainsi, a-t-on sommeil le matin ? Est-on, comme on dit, « du soir » ? Il ne faut pas lutter, et souffrir vainement toute sa vie. Il faut transporter au soir la besogne qu’on aurait voulu faire le matin. Il faut adapter au mieux son labeur aux besoins de son être physique.


Ainsi, dans les bureaux, les ateliers, ne devrait-on pas essayer, même avec des grossières approximations, de se guider sur le soleil, pour commencer le travail[1].

[1] Écrit en 1913.