De l’hiver à l’été, il y a quatre heures de différence, quant au lever du soleil. On devrait commencer la journée beaucoup plus tard en hiver, beaucoup plus tôt en été, afin de travailler moins à la lumière artificielle et de mieux profiter du jour.

Salaires, emploi du temps, pourraient être modifiés de façon que ni la production ni les gains ne soient, au total, troublés par ces changements saisonniers.

Il faut assouplir la vie, la dure vie.


La vie matérielle, la vie des coutumes, deviendront donc plus souples. Et aussi la vie morale. L’indulgence, c’est la souplesse de l’esprit. Nous adapterons nos jugements aux êtres, aux circonstances. Oui, il faut des règles, mais non pas des règles rigides. Il faut des règles souples, qui s’appliquent à notre silhouette. Nous avions un dur étalon, le mètre de platine, qui ne se courbe pas. Au mètre droit, substituons le mètre-ruban.

La vie est complexe.

Recherchons à toute action des causes multiples. Certes, un de ces mobiles est souvent prédominant. C’est en général le seul que nous apercevions. Nous aurions grand tort de négliger les autres. D’autant que nous risquerions d’en méconnaître de fort importants. En effet, toutes les forces qui nous sollicitent sont comme autant de poids que nous jetons dans la balance de notre jugement. Or, n’est-ce pas souvent un tout petit poids, ajouté au dernier moment, qui décide du sens où vont incliner les plateaux ?

Ainsi l’idée d’unité s’oppose et nuit à l’idée de complexité. Que de malentendus naissent de ce fâcheux concept d’une cause unique, qui nous masque les autres !

C’est un excellent exercice que de suivre ainsi le jeu de nos décisions, d’en analyser tous les éléments. Cet entraînement nous rend plus habiles et plus prompts à nous déterminer.

Puis, bien pénétrés par notre propre exemple de la complexité des causes, nous pénétrerons, parfois mieux qu’eux-mêmes, les raisons des autres.