Malgré ces ressemblances qu'on relève en des lieux si éloignés les uns des autres, il est certain que l'esprit des hommes varie suivant les climats et les siècles.—Si la nature enserre, comme elle le fait de toutes autres choses, dans les règles de sa marche ordinaire, les croyances, les jugements et les opinions des hommes; si leurs évolutions sont déterminées, s'ils ont leur saison, s'ils naissent, s'ils meurent comme il en est des choux; si le ciel les agite et les balaie à sa fantaisie, quelle autorité sérieuse et assurée leur attribuerons-nous? Si l'expérience nous fait toucher du doigt que l'organisation de notre être relève de l'air, du climat, du terroir où nous naissons; que non seulement notre teint, notre taille, notre complexion, nos moyens physiques en dépendent, mais encore les facultés de notre âme, «le climat ne contribue pas seulement à la vigueur du corps, mais aussi à celle de l'esprit», dit Végèce, au point que ce soit intentionnellement que la déesse qui a fondé Athènes ait fait choix, pour la bâtir, d'un climat tel que les hommes y deviennent plus particulièrement prudents, comme l'apprirent à Solon les prêtres d'Égypte: «L'air d'Athènes est léger, ce qui donne aux Athéniens plus de finesse; celui de Thèbes est lourd, aussi les Thébains ont-ils plus de vigueur que d'esprit (Cicéron)», dès lors, de même que les fruits présentent en naissant des variétés, les animaux et les hommes naissent eux aussi plus ou moins belliqueux, justes, tempérants, dociles; ici ils sont enclins au vin, ailleurs au vol et au libertinage; ici ils ont de la propension à la superstition, ailleurs à l'incrédulité; ici pour la liberté, là pour la servitude; ils sont savants ou artistes, grossiers ou spirituels, obéissants ou rebelles, bons ou mauvais, suivant que le lieu où ils vivent les y porte; si on les transplante, leurs penchants se modifient comme il arrive des arbres. C'est pour ce motif que Cyrus ne voulut pas autoriser les Perses à quitter leur pays âpre et montagneux pour émigrer dans un autre doux et plat, disant que les terres grasses et faciles à travailler font des hommes sans énergie, que celles qui sont fertiles engendrent des esprits qui ne le sont pas. Quand nous voyons, sous quelque influence céleste, fleurir tantôt un art, tantôt un autre; une croyance se substituer à une autre, tel siècle produire tels tempéraments et disposer l'humanité à prendre tel ou tel pli; l'esprit humain être tantôt vigoureux, tantôt étiolé comme il advient de nos champs, que deviennent donc ces belles prérogatives dont nous nous flattons? Puisqu'un sage peut éprouver des mécomptes, cent hommes, des nations entières peuvent en éprouver; et, de fait, à mon sens, le genre humain tout entier se trompe depuis des siècles, soit sur ceci, soit sur cela; quelles assurances avons-nous que, parfois, il cesse de se tromper et que, dans le siècle actuel, il ne soit pas dans l'erreur?
Incapables de discerner ce qui leur conviendrait, souvent les hommes demandent au ciel des biens qui sont pour eux une source de malheurs.—Entre autres témoignages de notre faiblesse d'esprit, il semble que celui-ci ne mérite pas d'être omis: Même dans ce qu'il désire, l'homme ne sait pas discerner ce qu'il lui faut. Ce n'est pas seulement quand nous avons la jouissance des choses, que nous sommes en désaccord sur ce qui nous est nécessaire pour que nous soyons satisfaits; c'est aussi quand notre imagination seule est en travail et que nous n'avons qu'à souhaiter. Laissons notre pensée tailler et coudre comme il lui plaira, elle n'arrivera seulement pas à désirer ce qui lui convient, non plus qu'à * se satisfaire: «La raison sait-elle ce qu'elle doit craindre ou désirer? Quand jamais a-t-on conçu quoi que ce soit dont on n'ait pas eu à se repentir plus tard, au cas même où les faits ont répondu à ce qu'on en attendait (Juvénal)?» C'est ce qui faisait que Socrate ne demandait aux dieux de lui donner que ce qu'ils savaient lui être salutaire; et que la prière des Lacédémoniens, tant publique que privée, portait simplement de leur octroyer ce qui était bon et beau, s'en remettant à leur puissance suprême du choix et des éliminations à faire: «Nous demandons une épouse et nous voulons des enfants; mais il n'y a que Dieu qui sache quels seront ces enfants et quelle sera cette épouse (Juvénal).» Dans ses supplications le chrétien dit à Dieu:«Que votre volonté soit faite,» il évite de la sorte la mésaventure que les poètes prêtent au roi Midas. Midas avait demandé aux dieux que tout ce qu'il toucherait se convertît en or; sa prière fut exaucée: son vin devint or, son pain fut or, de même la plume de son lit et aussi sa chemise et ses vêtements, si bien qu'il se trouva accablé par la satisfaction donnée à son désir et que le cadeau qui lui fut fait, devint pour lui d'une insupportable commodité; il lui fallut prier à nouveau pour obtenir que ses prières cessassent d'être exaucées: «Étonné d'un mal si nouveau, riche et indigent tout à la fois, il eût voulu fuir ses richesses et prenait en horreur l'objet de ses vœux (Ovide).»—Moi-même, dans ma jeunesse, j'ai demandé à la fortune, entre autres faveurs, d'obtenir l'ordre de Saint-Michel; c'était alors la plus insigne marque d'honneur de la noblesse française et elle était très rarement concédée. La fortune me l'a accordée, mais dans des conditions plaisantes: au lieu de faire que je me distingue et m'élève au-dessus de mon milieu pour y atteindre, elle m'a bien plus gracieusement traité; elle a ravalé cet ordre et l'a abaissé jusqu'à moi, et même plus bas.—Cleobis et Biton, Trophonius et Agamède ayant demandé, les premiers à leur déesse, les seconds à leur dieu, une récompense digne de leur piété, reçurent la mort en cadeau, tant ce que pensent les puissances célestes sur ce qui nous convient, diffère de ce que nous en pensons nous-mêmes! Dieu pourrait nous octroyer la richesse, les honneurs, la vie et même la santé, et cela nous être parfois préjudiciable, car tout ce qui nous plaît ne nous est pas toujours salutaire. Si au lieu de nous guérir, il nous envoie la mort ou une aggravation de nos maux: «Ta verge et ton bâton m'ont consolé (Psalmiste)», il agit ainsi, parce que c'est ce que, en sa sagesse, lui dicte sa prévoyance qui sait ce qu'il nous faut, bien plus exactement que nous ne pouvons le savoir; et nous devons le prendre en bonne part, comme nous venant d'une main très sage et qui ne veut que notre bien: «Si tu veux un bon conseil, abandonne aux dieux le soin de ce qui te convient et de ce qui t'est utile; l'homme leur est plus cher qu'il ne l'est à lui-même (Juvénal).» Leur demander des honneurs, des charges, c'est leur demander qu'ils vous jettent dans la mêlée d'une bataille, ou vous fassent prendre part à une partie de dés ou à toute autre chose dont l'issue vous est inconnue et le succès douteux.
Dans l'impossibilité où ils sont de discerner ce en quoi consiste le souverain bien, il semble que le calme absolu de l'esprit ne décidant sur rien, considéré comme tel par les Pyrrhoniens, est ce qui en approche le plus.—Il n'y a pas de sujet donnant lieu à controverses plus violentes et plus acharnées de la part des philosophes, que celui portant sur ce en quoi consiste pour l'homme le souverain bien. Varron compte que deux cent quatre-vingt-huit * sectes ont pris naissance sur cette question. «Or, dès que l'on ne s'accorde pas sur ce qu'est le souverain bien, on diffère d'opinion sur toute la philosophie (Cicéron)». «Il me semble voir trois convives de goûts différents; que leur donner? que ne pas leur donner? Tu prives l'un de ce qu'il aime et ce que tu offres aux deux autres leur déplaît (Horace)»; c'est la réponse que devrait faire la nature à leurs contestations et à leurs débats. Les uns font consister notre bien-être dans la vertu; d'autres, dans la volupté; d'autres, à laisser faire la nature; qui, dans la science; qui, à ne pas souffrir; qui, à ne pas se laisser aller aux apparences. A cette dernière manière de voir, se rattache cette autre émise aux temps anciens par Pythagore: «Ne rien admirer, Numicius, est presque le seul moyen de faire et d'assurer son bonheur (Horace)», ce qui est le but auquel tend la secte de Pyrrhon. Aristote qualifie de magnanimité de n'avoir d'admiration pour rien; et Archésilas disait que le bien, c'est avoir un jugement droit et inflexible, joint à tout ce qui contribue à le maintenir tel, et que le vice et le mal résultent des concessions et des applications que nous en faisons. Il est vrai qu'en donnant ces propositions comme axiomes ne faisant pas doute, Archésilas se départait du procédé habituel des Pyrrhoniens. Quand ceux-ci disent que le souverain bien, c'est l'ataraxie, c'est-à-dire le calme parfait, l'immobilité du jugement, ils n'entendent pas l'affirmer d'une façon absolue; le même état d'esprit qui leur fait éviter un précipice, se préserver de la fraîcheur du soir, leur fait émettre cette idée du moment et en repousser une autre; c'est là pour eux une affirmation sans conséquence.
Combien je souhaiterais que, pendant ma vie, quelqu'un, Juste Lipse par exemple, qui est l'homme le plus savant que nous ayons, dont l'esprit est si cultivé et si judicieux, cousin germain sous ce rapport de mon Turnebus, eût la volonté, la santé et assez de loisirs pour colliger et classer par catégorie, avec toute sincérité et en les recherchant autant qu'il nous est possible, les opinions des philosophes anciens ayant trait à notre être et à nos mœurs, les controverses dont elles ont été l'objet, le crédit dont chacune a joui et tout ce qui s'y rattache; et aussi, comment leurs auteurs et leurs disciples ont, dans le cours de leur vie, fait application de leurs préceptes dans les événements mémorables et pouvant servir d'exemples; quel bel et utile ouvrage ce serait!
En prenant la raison pour guide, nos embarras ne diminuent pas, car tout change autour de nous, les lois plus encore que tout le reste.—A quelle confusion n'aboutirons-nous pas, si c'est en nous que nous cherchons la direction à imprimer à nos mœurs! Ce que nous conseille sur ce point la raison, avec le plus d'apparence de vérité, c'est généralement que chacun observe les lois de son pays; c'est l'avis de Socrate inspiré, dit-il, par la divinité; et que veut-elle dire par là, sinon que notre devoir n'a d'autre règle que le hasard? La vérité doit être une et universelle; si l'homme connaissait la droiture et la justice, en avait des types réels, pouvait se les représenter dans leur essence, il ne les ferait pas consister dans l'observance de coutumes de telles ou telles contrées; ce ne serait ni d'après ce que l'on en conçoit en Perse, ou dans les Indes, que la vertu prendrait forme. Il n'y a rien, comme les lois, qui soit plus sujet à de continuelles variations. Depuis que je suis né, j'ai vu trois ou quatre fois changer celles des Anglais, nos voisins, et non seulement celles se rapportant à la politique intérieure, que l'on admet n'avoir aucune fixité, mais celles afférentes au point le plus important qui puisse être, à la religion; j'en ai honte et dépit, d'autant plus que notre région n'a pas été autrefois sans avoir des attaches avec cette nation et que, dans ma famille, il reste encore traces d'ancienne parenté avec elle. Dans notre province, ici même, j'ai vu tel acte constituant un crime capital, devenir par la suite légitime; et actuellement, attachés à un parti, nous sommes exposés, selon les chances de la guerre, à devenir un jour criminels de lèse-majesté humaine et divine, si, le parti opposé venant à triompher, au bout de quelques années, les idées contraires prévalent et que notre justice verse dans l'injustice. Ce dieu de l'antiquité ne pouvait plus clairement accuser à quel degré l'homme ignore l'être divin, et lui apprendre que sa religion n'était qu'un produit de son invention propre à cimenter la société, qu'il ne le faisait en déclarant, de dessus son trépied, à ceux qui, pour s'instruire, venaient le consulter, «que le vrai culte de chacun est celui à l'observation duquel il est tenu par les usages locaux». Dieu! quelle obligation n'avons-nous pas à la bonté de notre souverain Créateur de nous avoir éclairés sur la niaiserie de notre foi en ces dévotions qui nous étaient imposées et que rien ne justifiait, et d'avoir fait que nos croyances reposent aujourd'hui sur cette base éternelle de sa parole sacrée.—Sur ce point capital, la philosophie nous dit de «suivre les lois de notre pays», c'est-à-dire cette mer flottante que sont les opinions d'un peuple ou d'un prince, qui peignent la justice sous autant de couleurs et la transforment aussi souvent que leurs passions changent; mon jugement n'a pas une flexibilité suffisante pour accepter cette solution. Qu'est-ce que ce bien que je voyais hier considérer comme tel et qui ne le sera plus demain et que la traversée d'une rivière suffit pour transformer en crime? Quelle vérité est-ce que celle qui s'arrête à ces montagnes et devient mensonge pour qui habite au delà!
On n'est même pas d'accord sur ce qu'on appelle les lois naturelles.—Ils sont plaisants ceux qui, pour donner plus d'authenticité aux lois, disent qu'il y en a de fermes, perpétuelles, immuables, auxquelles ils donnent le nom de lois naturelles, qui seraient innées chez l'homme du fait même de ce à quoi elles s'appliquent; elles seraient au nombre de trois d'après les uns, de quatre d'après d'autres; il y en a qui en admettent plus, d'autres moins, signe qui dénote que le doute est permis là comme ailleurs. Les infortunés! car je ne puis qualifier autrement que d'infortune ce fait que, dans le nombre infini des lois, il ne s'en trouve pas au moins une pour laquelle la fortune et les hasards du sort aient permis que, du consentement unanime de tous les peuples, elle soit universellement admise. Ils sont, dis-je, si malheureux que de ces trois ou quatre lois dont ils ont fait choix, il n'y en a pas une seule qui ne soit contredite et désavouée, non par une nation mais par plusieurs. Or, l'acceptation de tous est la caractéristique essentielle qui seule pourrait être invoquée comme preuve de l'existence de lois naturelles; car ce que la nature nous aurait réellement ordonné, sans aucun doute nous l'observerions d'un commun accord, parce que toute nation, tout homme même, se ressentirait de la contrainte et de la violence que leur ferait quiconque voudrait les pousser en sens contraire de cette loi; qu'on m'en montre, s'il se peut, une dans ces conditions.—Protagoras et Ariston n'assignaient d'autre origine à la justice des lois que l'autorité et l'opinion du législateur; hors de là, le bien et l'honnête ne sont plus des qualités, mais de simples dénominations sans signification appliquées à des choses sans valeur. Thrasymaque, dans Platon, estime que le droit n'est autre que la commodité du supérieur. Il n'est chose au monde présentant plus de diversité que les coutumes et les lois: ici, telle chose est abominable qui, ailleurs, est un titre de recommandation, comme était à Lacédémone l'adresse au vol; les mariages entre proches parents sont expressément défendus chez nous, ailleurs ils sont en honneur: «On dit qu'il y a des peuples où la mère s'unit à son fils, le père à sa fille, et où l'amour croît en raison de cette parenté (Ovide)»; tuer ses enfants, tuer son père, se communiquer ses femmes, faire le commerce de choses volées, avoir licence de se livrer à toutes sortes de volupté, tout, en somme, si poussé à l'extrême que ce soit, est admis dans les usages de quelque nation.
Combien de choses, sur lesquelles l'accord devrait exister, voyons-nous acceptées par les uns et proscrites par les autres.—Il est à croire qu'il existe des lois naturelles, comme cela se constate chez d'autres créatures; mais chez nous, elles se sont perdues, parce que notre belle raison humaine s'ingère partout pour maîtriser et commander, brouillant et confondant la physionomie des choses au gré de sa vanité et de son inconstance: «Il ne reste rien de nous; ce que j'appelle nôtre, n'est qu'une production de l'art.» Les choses se présentent sous des jours et dans des conditions diverses, c'est là la principale cause de la diversité des opinions; une nation regarde une chose sous un de ses aspects qui fixe ses idées, une autre la voit autrement et se détermine suivant cette autre manière dont elle la voit.
Rien n'est si horrible que la pensée de manger son père. Les peuples chez lesquels cette coutume existait jadis, l'observaient cependant comme un témoignage de piété et de bonne affection, se proposant de donner par là aux auteurs de leurs jours la sépulture la plus digne et la plus honorable, en logeant en eux-mêmes, pour ainsi dire dans la moelle de leurs os, les corps de leurs pères et ce qui en demeurait; les revivifiant en quelque sorte, les régénérant par cette absorption en leur propre chair, par ce fait qu'ils en faisaient leur nourriture et de la digestion qui s'ensuivait. Il est aisé de se figurer quelle cruauté et quelle abomination c'eût été pour ces hommes abreuvés et imbus de cette superstition, d'enfouir la dépouille de leurs parents dans la terre, où elle pourrirait et deviendrait la pâture des bêtes et des vers.
Lycurgue considérait dans le larcin, la vivacité, la diligence, la hardiesse, l'adresse qu'il y a à surprendre quelque chose appartenant à son voisin et l'utilité qui en revient au public en faisant que chacun apporte plus d'attention à veiller sur ce qui lui appartient. A développer ainsi cette double tendance à assaillir et à se défendre, il trouvait, au point de vue de la discipline militaire (principale science et vertu essentielle qu'il voulait inculquer à sa nation), un avantage qui lui parut, par son importance, l'emporter sur l'inconvénient résultant du désordre et de l'injustice qu'il y a à s'emparer du bien d'autrui.
Denys le tyran offrit à Platon une robe comme on les portait en Perse, longue, lamée d'or et d'argent, et parfumée; Platon la refusa, disant que, né homme, il ne lui convenait pas de s'habiller en femme. Cette même robe, Aristippe l'accepta en disant que «nul accoutrement ne peut porter atteinte à qui est résolu à conserver sa chasteté».—Les amis de ce dernier blâmaient la lâcheté qu'il avait mise à prendre si peu à cœur que Denys lui eût craché au visage: «Les pêcheurs, leur dit-il, se résignent bien, pour prendre un goujon, à être mouillés de la tête aux pieds par les eaux de la mer.»—Diogène était occupé à laver des choux, lorsque voyant passer ce même philosophe, il lui cria: «Si pour vivre tu te contentais de choux, tu ne ferais pas la cour à un tyran.» A quoi Aristippe répondit: «Si tu savais vivre avec les hommes, tu ne laverais pas des choux.» Voilà comment la raison donne aux choses les apparences les plus diverses; c'est un pot à deux anses, que l'on peut prendre par l'anse droite ou par celle de gauche: «O terre hospitalière, tu portes la guerre; tes coursiers sont armés pour le combat et c'est le combat qu'ils nous présagent; cependant, ces fiers animaux étaient autrefois attelés à des charrues et avaient l'habitude de marcher fraternellement sous le joug, tout espoir de paix n'est donc pas perdu (Virgile)!»