28, Nil.—Les sources de ce fleuve, si célèbre de toute antiquité, qui a un cours de 6.500 kil., sont longtemps demeurées inconnues; leur recherche préoccupait déjà les anciens.—Néron envoya une expédition pour les découvrir. Au IIe siècle, le géographe Ptolémée faisait sortir le Nil de deux grands lacs situés au pied de montagnes couvertes de neiges éternelles (montagnes de la Lune) et les cartes et les sphères du XVIe siècle indiquent d’une manière relativement précise la situation de ces lacs, indication que ne reproduisent pas les cartes du XVIIIe siècle. A partir du commencement du XVIe siècle, les Européens entrèrent en relations avec les rois d’Abyssinie et connurent les sources du Nil bleu qui sort du plateau abyssin, mais plus de trois siècles devaient encore s’écouler avant que celles du Nil blanc (Bahr el-Abiad) ne fussent découvertes. En 1850, un explorateur anglais, Livingstone, le signala comme sortant d’un grand lac de l’Afrique équatoriale qu’il ne put atteindre. En 1858, Speke, officier de l’armée des Indes, y parvint, lui donna le nom de Victoria-Nyanza, mais n’arriva pas à reconnaître l’endroit d’où le fleuve en sort. Ce ne fut qu’en 1875 que Stanley le constata, en même temps que l’existence d’un autre lac qu’il appela l’Albert-Édouard, dont les eaux se déversent dans le cours d’eau sorti du Victoria-Nyanza. Enfin en 1892, un missionnaire allemand, Baumann, reconnut le Kagera, principal tributaire du Victoria-Nyanza, qui sort d’un lac de beaucoup moindre étendue qu’il nomma lac Alexandra; de telle sorte qu’on tient aujourd’hui comme sources du Nil blanc le lac Albert-Édouard (source occidentale) et le lac Alexandra (source orientale).
38, Antigonus.—Plutarque, De la mauvaise honte, 10.
198,
10, Ruffiens.—Amants, galants; mot de provenance italienne.
12, Leur.—Arrien dit que chez les Indiens, le peuple était divisé en plusieurs ordres, et qu’une loi défendait les mariages entre individus d’ordres différents: un laboureur ne pouvait épouser la fille d’un artisan et ainsi des autres.
13, Pollus.—Souillés; du latin pollutus, qui a même signification.
18, S’entreheurter.—En dehors de ruelles étroites, il n’y a à proprement parler que fort peu de rues à Venise; des canaux de largeur variable et en nombre infini en tiennent lieu. On y chemine en gondoles (barques légères), qui dans leur marche silencieuse courraient risque de se heurter, aux tournants, dans les croisements où la vue est interceptée par les maisons en bordure, si, par un cri particulier, les gondoliers ne se signalaient entre eux.
28, Est.—Ce membre de phrase et ce qu’il dit plus loin (III, 344): «Il y a toujours quelque piece qui va de trauers, etc.», donnent à penser que dans le ménage de Montaigne tout n’allait pas continuellement pour le mieux; mais, comme il le dit, n’est-ce pas une règle générale et peut-il en être autrement, étant donné la versatilité de notre nature?
«Qui se marie par amour,
A bonnes nuits et mauvais jours;