36, Ancien.—Bion.—Diogène Laerce, IV, 67.

282,

6, Peut.—Var. de 88: ne peut.

7, Conference.—A entretenir commerce avec des personnes auxquelles il est à charge.

14, Suiue.—Dans la Cyropédie, Cyrus haranguant ses soldats qu’il conduit contre Crésus, leur dit: «Poursuivre l’ennemi, frapper, tuer, s’emparer de tout, s’entendre louer, être libre, commander, voilà le partage des vainqueurs; un sort tout contraire attend les lâches; que ceux qui s’aiment, combattent donc pour moi!» C’est ce qui fait que nombre d’éditions des Essais portent: «Qui s’aymera, si me suyue», bien que l’éd. de 95 et l’ex. de Bord. où seul ce passage existe, porte: «Qui m’aymera, si me suiue», ce qui est en effet une erreur manifeste de l’auteur, que confirme la citation italienne qui précède. Il est probable que du temps même de Montaigne comme maintenant le dicton «Qui m’aime, me suive» était en usage, et aura causé une faute d’impression qui aura échappé à l’auteur et aura été se reproduisant d’édition en édition, jusqu’à ce qu’un éditeur avisé l’ait relevée. Toutefois le mot de la présente édition a bien été dit, notamment par Scipion Nasica ameutant ses partisans contre Tibérius Gracchus (133), et par bien d’autres depuis, parmi lesquels Philippe de Valois se résolvant à la guerre contre les Flamands (1328).—Dans la bouche de Cyrus, «Qui s’aime, me suive» a la même signification que cet appel que, chez les Romains, dans les cas de danger subit et grave, le Consul ou le Général, prenant un étendard, adressait à tous, en s’écriant: «Que ceux qui veulent sauver la République, me suivent»; ou que ce mot en France: «La Patrie est en danger», de la République de 1793.—Ce sont des gestes du même genre que celui de Sylla à Orchomène (87) voyant ses soldats plier, saisissant une enseigne et les ramenant en leur disant: «C’est ici que je veux périr; et, quand on vous demandera où vous avez abandonné votre Général, souvenez-vous de répondre que c’est à Orchomène!» De Souvaroff, en 1800, au pont du Diable en Suisse, se couchant pour obliger les siens en retraite à s’arrêter, ce à quoi il ne parvint pas. De Bonaparte cette même année à Marengo, reportant ses troupes en avant par ces mots: «C’est assez reculer, soldats! souvenez-vous que j’ai l’habitude de coucher sur le champ de bataille.»—Cette erreur en rappelle une autre de même nature, qui se rencontre dans Virgile, du fait de l’interpolation d’un copiste: «Audaces fortuna juvat», au lieu de: «Audentes fortuna juvat», qui présentent deux assertions de sens essentiellement différents: la première, en disant que le succès appartient aux audacieux quels qu’ils soient, est assez aventurée et pas toujours exacte; la seconde, en le préconisant pour ceux qui osent après avoir pesé le pour et le contre, est fort judicieuse et se réalise le plus souvent.

16, Composition.—Mélange.

19, Xenophon.—Anabase, II, 6, 15.

19, Menon.—Le même dont Platon a donné le nom à un de ses dialogues, fut l’un des chefs des Grecs à la solde de Cyrus le Jeune, lorsque celui-ci se révolta contre son frère (400); bien que soupçonné d’avoir trahi, lorsque les Perses attirèrent ces chefs et les mirent à mort, il fut arrêté avec eux et subit le même sort.

24, Galba.—Suétone, Galba, 21.

25, Miserable.—Ce misérable c’est Ovide qui, relégué en Sarmatie, écrit à sa femme, demeurée à Rome sur ses instances, pour intercéder en sa faveur et qui s’y emploie vainement, qu’apparemment le souci des maux qu’il endure a dû le vieillir, et termine par les vers qui suivent.—Frappé par Auguste, en l’an 9 de J.-C., pour un motif qui est demeuré une énigme, mais que l’on suppose être une intrigue de cour qu’il aurait connue et divulguée, Ovide ne rentra jamais en grâce, quelques sollicitations dont il fût l’objet; ses espérances de rappel semblent même s’être évanouies lors de l’avènement de Tibère. Il mourut dans son exil en l’an 18.