Montesquieu en particulier se fait son défenseur[8].

[8] V. N. I, 552: [Inusité].

Mme du Deffand l’excepte lui seul de son dédain pour les philosophes qui tous, dit-elle, sauf lui, sont des fous.

Voltaire plus que tout autre lui prodigue l’éloge, estime surtout en lui son imagination[9], trouve charmant le projet qu’il a eu de se peindre naïvement comme il l’a fait, et ajoute: «Quelle pauvre idée ont eue Nicole, Malebranche et Pascal de le décrier[10]

[9] V. N. II, 478: [Creu].

[10] V. N. II, 18: [Extrauagant].

Vauvenargues et Duclos marchent sur ses pas, montrant à l’homme ses travers et ses défauts.

J.-J. Rousseau s’en inspire, le copie souvent, et, comme lui, ne craint pas de se montrer tout entier et sans voile aux regards de ses contemporains.

Buffon développe ses pensées sur la nature.

Sedaine l’unit à Shakspeare et à Molière, admirant «ce fonds immense de naturel, de raison, de grâce, de variété, de profondeur et de naïveté qui caractérise ces grands hommes».