Elles couurent leur sein d’vn reseul, les prestres plusieurs choses sacrees, les peintres ombragent leur ouurage, pour luy donner plus de lustre. Il y a certaines autres choses qu’on cache pour les montrer, III, 254.

Les femmes ont tort de nous recueillir de ces contenances mineuses, querelleuses et fuyardes, qui nous esteignent en nous allumant. La femme qui couche auec vn homme, doit auec sa cotte laisser quant et quant la honte, et la reprendre auec sa cotte, I, 140.

Selon la loy que Nature leur donne, ce n’est pas proprement à elles de vouloir et desirer: leur rolle est souffrir, obeyr, consentir. Nature leur a donné vne perpetuelle capacité; à nous, rare et incertaine. Elles ont tousiours leur heure, afin qu’elles soyent tousiours prestes à la nostre, III, 264.

Ie loue la gradation et la longueur, en la dispensation de leurs faueurs: en toute espece d’amour, la facilité et promptitude est interdicte aux tenants, III, 264.

Se conduisant en leur dispensation, ordonnement et mesurement, elles pipent bien mieux nostre desir, et cachent le leur. Qu’elles fuyent tousiours deuant nous, ie dis celles mesmes qui ont à se laisser attraper: elles nous battent mieux en fuyant, comme les Scythes, III, 264.

Ce que nous craignons le moins chez la femme, est à l’auanture le plus à craindre. Leurs pechez muets sont les pires, III, 228.

Tout beau et honneste que vous estes, quand vous aurez failly vostre pointe, n’en concluez pas incontinent vne chasteté inuiolable en vostre maistresse: ce n’est pas à dire que le muletier n’y trouue son heure, I, 604.

Vne femme se peut rendre à tel personnage, que nullement elle ne voudroit auoir espousé: ie ne dy pas pour les conditions de la fortune, mais pour celles mesmes de la personne, III, 202.

C’est vn vilain desreglement, qui les pousse si souuent au change, et les empesche de fermir leur affection en quelque subiect que ce soit: mais si est-il vray, que c’est contre la nature de l’amour, s’il n’est violant, et contre la nature de la violance, s’il est constant, III, 264.

Ie ne conseille aux Dames, d’appeler honneur, leur deuoir. Leur deuoir est le marc: leur honneur n’est que l’escorce. Et ne leur conseille de nous donner cette excuse en payement de leur refus: l’offence et enuers Dieu, et en la conscience, seroit aussi grande de le desirer que de l’effectuer. Toute personne d’honneur choisit de perdre plus tost son honneur, que de perdre sa conscience, II, 464.