23, Auuergne.—Brantôme, Mémoires, II.—En 1380; sa mort fut cachée aux assiégés qui ne la connurent que le lendemain quand ils vinrent se rendre; celui qui les en avait sommés en son nom, ayant eu la présence d’esprit de leur déclarer que s’ils ne se décidaient, il était résolu à ne plus avoir de communication avec eux.—Duguesclin, attaché au parti de Charles de Blois qui revendiquait le duché de Bretagne; à la mort de celui-ci, il se mit au service de Charles V qui le soutenait. Vainqueur du roi de Navarre à Cocherel (1364), il fut cette même année battu et fait prisonnier à Auray. Rendu à la liberté, il délivre la France des grandes compagnies en les conduisant en Espagne où il est battu et fait à nouveau prisonnier (1367). Il se rachète une seconde fois, et, rentré en France, il se remet à guerroyer, cette fois avec plein succès, contre les Anglais qu’il avait toujours eus en face de lui, à Auray comme en Espagne; il les chasse de la Normandie et du Poitou et meurt au siège de Château-Rendon (1380). Ce fut un des plus grands hommes de guerre de France; il avait été fait connétable en 1370 et fut enterré à Saint-Denis.
33, Craindre.—En 1515. Brantôme, II; Guicciardin, XII.
38, Corinthiens.—En 425, durant la guerre du Péloponnèse. La discussion qui s’éleva à ce propos entre Nicias et ses adversaires portait sur ce que les corps de deux des siens avaient échappé aux recherches de ceux qui, après le combat, avaient été chargés de les enlever, et avaient dû leur être réclamés; cela ne changeait du reste rien au résultat, seule la réputation du général athénien eut à en souffrir. Plutarque, Nicias, 2.
39, Bœotiens.—En 394. Le lendemain de la bataille de Coronée qui avait été indécise, les Thébains demandèrent une trêve pour relever et ensevelir leurs morts; Agésilas la leur accorda, considérant cette demande comme une confirmation de sa victoire. Plutarque, Agésilas, 6.
41, Soing.—Les éd. ant. aj.: que nous auons.
34,
6, Mourant.—En 1307. André du Chesne, Hist. d’Angleterre, XIV.
12, Zischa.—Ou mieux Ziska; héros national de la Bohême, avait perdu l’un après l’autre les deux yeux dans différents combats.
13, Wiclef.—Un des précurseurs de la Réforme; niait la transsubstantiation, repoussait la confession, la primauté du Pape et la hiérarchie ecclésiastique. Jean Huss, en Bohême, adoptant ses idées, fit des prosélytes qui engendrèrent une guerre civile de 1174 à 1434.
26, Corps.—En 1524, au combat de Romagnano (Italie), où, franchissant la Sesia, il était demeuré le dernier pour couvrir la retraite.—Bayard, surnommé le Chevalier sans peur et sans reproche, réunissait en lui les vertus qu’on admire séparément dans plusieurs hommes de l’antiquité. Il s’illustra dans les guerres de Charles VII, Louis XII et François Ier; ce dernier, pour lui témoigner sa haute estime, voulut être armé chevalier de sa main, sur le champ de bataille de Marignan.—Les détails rapportés par Montaigne sont tirés des Mémoires de du Bellay, II.