34, Présent.—Philippe II, roi d’Espagne, fils de Charles-Quint, né lui-même de Philippe le Beau, fils de Maximilien.

38, Percée.—Cette critique n’a pas empêché cette façon de faire de se continuer chez certains grands seigneurs, dont les plus titrés, parmi ceux en agissant ainsi, furent le duc de Vendôme sous Louis XIV et le duc d’Orléans, régent de France, sous Louis XV.

36,

5, Profession.—La profession d’homme de guerre qu’à diverses reprises, au cours de son livre, Montaigne, sans rien préciser et sans que renseigne davantage aucun document autre que son tombeau, laisse entendre comme ayant été la sienne.

7, Mort.—Ce ne furent pas les seules excentricités de ce prince, recommandable du reste sous bien des rapports. Il avait fait faire son cercueil, y avait joint le drap mortuaire et tous les objets nécessaires à ses funérailles, le tout disposé dans un coffre dont il avait la clef et que, dans les dernières années de sa vie, on portait à sa suite dans tous ses voyages. A sa mort, occasionnée, comme celle de son père, pour avoir mangé immodérément du melon, il ordonna qu’on lui coupât les cheveux, qu’on lui arrachât les dents, qu’on les broyât et les réduisît en cendres, et que son corps fût enfermé dans un sac rempli de chaux vive.

13, Religion.—Cyrus, fils de Cambyse, seigneur perse, et de Mandane, fille d’Astyage, roi des Mèdes, commanda d’abord les armées de Cyaxare, fils et successeur d’Astyage; puis, se rendant indépendant, se fit nommer roi des Perses qui depuis longtemps étaient sous la domination des Mèdes (560). Peu à peu, il agrandit son empire, défit Crésus, roi de Lydie, à la bataille de Thymbrée (548), et s’annexa ses états; s’empara de Babylone (538); hérita de la Médie, et devint ainsi le maître d’un empire qui embrassait la majeure partie de l’Asie. C’était un prince brave, énergique, qui ne demandait aux vaincus qu’obéissance et tribut, et respectait leurs institutions. On ignore quelle fut sa fin; Xénophon, dont Montaigne adopte la version, le fait mourir âgé, entouré de ses enfants; selon Hérodote, il fut tué dans une expédition contre les Massagètes, peuple de la Scythie, et son corps étant resté entre leurs mains, Thomyris leur reine, dont le fils avait péri peu auparavant, lui fit couper la tête et plonger dans une outre pleine de sang, en disant: «Monstre, abreuve-toi de ce sang dont tu as toujours été altéré» (530).—Le fait mentionné ici dans les Essais est relaté par Xénophon (Cyropédie, VIII, 7).

14, Grand.—L’éd. de 88 porte «grand prince», ce que confirme la suite du récit.

20, Traicts.—C.-à-d. sur le point de rendre l’esprit.

25, Montre.—De la cérémonie, c.-à-d. la manière dont serait formé le cortège.

33, Choses.—Emilius Lepidus était grand pontife et prince du sénat depuis six ans; il prescrivit à ses fils, avant de mourir, de ne consacrer à ses obsèques qu’une somme modique, ne dépassant pas pour chacun dix pièces de bronze, de n’y produire ni son image, ni celles de ses ancêtres et de ne faire montre de luxe d’aucune sorte. Tite-Live, Epitome du liv. XLVIII.