14, Cappoüe.—En 1501. La ville avait résisté à une première attaque. Assiégée une seconde fois, elle se résolut à capituler; mais, pendant les pourparlers, la garnison épuisée par de longues veilles s’étant relâchée de sa surveillance, les Français surprirent une des portes et pendant plusieurs jours ce ne fut que meurtre et pillage. Un grand nombre de femmes s’étaient réfugiées dans une tour. César Borgia, fils naturel du pape Alexandre VI, qui marchait avec nous, se les fit toutes amener et choisit les quarante plus belles qu’il envoya à son palais, à Rome, pour y constituer son sérail. Sismondi, Hist. des républiques italiennes.—En 1705, à Barcelone, lord Péterboroug, en pareille occurrence, agit tout autrement: Il traitait de la capitulation de la ville, lorsque les Anglais, profitant du moment, s’y introduisirent par surprise. Lord Péterboroug aussitôt, suspendant les pourparlers, entre dans la ville, court à ses troupes, leur fait honte, parvient à les ramener et reprend les négociations. Servan.

20, Saisie.—En 1542. Yvoy fut pris par le duc d’Orléans, un pan de mur étant venu à s’écrouler. Cet accident, dont les assiégeants profitèrent sur-le-champ, s’est-il produit pendant les pourparlers et est-ce à cela que se rapporte le fait, je ne saurais le dire.

22, Genes.—En 1522. Les habitants, réduits à peu près à eux-mêmes, dès l’approche de l’ennemi, demandèrent à traiter; pendant qu’on était en conférence, les Espagnols, ayant eu connaissance d’un endroit où le mur était en mauvais état et qui n’était pas gardé, s’y portèrent et, l’escaladant, pénétrèrent dans la ville où ils passèrent au fil de l’épée tout ce qu’ils rencontrèrent. Du Bellay, II.

26, Barrois.—En 1544. Les Impériaux pénétrèrent dans le château par la porte de secours, pendant que l’on discutait les conditions de la capitulation. Du Bellay, IX.

32, Chrysippus.—Cicéron, De Off., III, 10.

54,

1, Desrobées.—Quinte-Curce, IV, 13.—Conseil donné à Alexandre la veille de la bataille d’Arbelles au succès de laquelle Polyperchon eut grande part (331).

CHAPITRE VII.

11, Cinquiesme.—Ceci rappelle l’épitaphe de Pépin le Bref: «Ci-gît Pépin, père de Charlemagne»; et cette autre inscription gravée sur le socle d’une statue de Louis XIV à Pau: «Celuy cy est le petit-fils de nostre bon roy Henry».

15, Décédé.—En 1509. Le duc de Suffolk était de la maison rivale de Lancastre et Henry VII, malgré de très grands services rendus, le redoutait. Le duc, averti des mauvaises dispositions du roi à son égard, s’était réfugié en Flandre; et, lors d’une traversée de Flandre en Espagne, Dom Philippe ayant été contraint de relâcher en Angleterre, Henry VII ne le laissa se rembarquer qu’après qu’il eut livré le duc de Suffolk, sous promesse, il est vrai, d’épargner sa vie, engagement qu’il tint ainsi qu’il est rapporté ici. Du Bellay, I.—Durant cette guerre civile, dite des Deux Roses, qui désola l’Angleterre aux XVe et XVIe siècles, causée par la rivalité des maisons de Lancastre et d’York se disputant le trône, les partisans du duc d’York avaient adopté une rose blanche comme signe de ralliement, les Lancastre une rose rouge.—Dans cette déloyale manière de faire, Henry VII avait eu un précurseur dans David qui, aux approches de sa fin, donna ordre à Salomon, son fils, «de ne pas laisser les cheveux blancs ni de Joab ni de Séméï descendre en paix dans le séjour des morts». Joab avait, malgré ses recommandations, tué Absalon son fils, qui s’était révolté; Séméï l’avait insulté, tandis qu’il fuyait devant ce même Absalon, et il lui avait promis la vie sauve (Xe siècle). Livre des Rois, I, 2.