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2, Iacob.—Jacob était convenu avec Laban, son beau-père, qu’il garderait ses troupeaux et que comme salaire tout agneau ou chevreau tacheté serait sa propriété. Il prit alors, dit la Genèse, XXX, 37, des baguettes vertes de peuplier, d’amandier et de platane, il y pela des bandes en mettant à nu le blanc des baguettes, et plaça ces baguettes dans les abreuvoirs, et quand les brebis s’accouplaient devant les baguettes, elles faisaient des petits rayés, tachetés et marqués; et comme en outre il prenait la précaution d’agir ainsi à l’égard des brebis les plus vigoureuses, Laban n’avait que des agneaux peu nombreux et chétifs, tandis que les siens étaient en bien plus grand nombre et vigoureux, et de la sorte, ajoute l’Écriture sainte, il devint extrêmement riche.

17, Moy.—De nombreuses éditions postérieures à celle de 1595, portent «conte», au lieu de «comme», indicatif du verbe commer (faire application); le sens ne justifie pas cette modification.

152,

13, Partis.—Quoique catholique et partisan de l’autorité royale, Montaigne conserva toujours de bonnes relations avec les chefs de tous les partis, la politique n’eut jamais très grande action sur lui.

23, Punissables.—Montaigne cherche plus en effet dans les contes et anecdotes qu’il présente, des occasions d’exprimer sa façon de penser, que d’en tirer des déductions, ce qui le porte à se préoccuper fort peu de leur exactitude qui souvent laisse fort à désirer.

28, Ainsi.—Les poètes de cette époque écrivaient «ainsin» pour éviter des hiatus, quand le mot suivant commençait par une voyelle, ce dont ce passage semble une critique.

CHAPITRE XXI.

Ce chapitre porte le no XXII dans les éd. ant. et l’ex. de Bordeaux.

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