Cérémonial des entrevues des rois, I, 85.—Attendre chez soi un grand personnage dont la visite est annoncée, est plus régulier que d’aller au devant de lui, ce qui expose à le manquer (Marguerite de Navarre), 85.—Dans les entrevues de souverains, on fait en sorte que celui qui a la prééminence, se trouve le premier au rendez-vous (Clément VII et François Ier; Clément VII et Charles-Quint), 85.—Il est toujours utile de connaître les formes de la civilité, mais il faut se garder de s’en rendre esclave et de les exagérer, 87.

CHAPITRE XIV.

On est punissable quand on s’opiniâtre à défendre une place au delà de ce qui est raisonnable, I, 87.—La vaillance a ses limites; et qui s’obstine à défendre une place trop faible, est punissable (le connétable de Montmorency à Pavie et au château de Villane, le capitaine Martin du Bellay à Turin), 87.—L’appréciation du degré de résistance et de faiblesse d’une place est difficile, et l’assiégeant qui s’en rend maître est souvent disposé à trouver que la défense a été trop prolongée, 89.

CHAPITRE XV.

Punition à infliger aux lâches, I, 89.—La lâcheté ne devrait pas être punie de mort chez un soldat, à moins qu’elle ne soit l’effet de mauvais desseins (le seigneur de Vervins), 89.—Les peuples anciens et modernes ont souvent varié dans la manière de sévir contre la poltronnerie (Charondas, l’empereur Julien, les Romains après la défaite de Cannes, le seigneur de Franget, etc.), 91.

CHAPITRE XVI.

Façon de faire de quelques ambassadeurs, I, 93.—Les hommes aiment à faire parade de toute science autre que celle objet de leur spécialité (Périandre, César, Denys l’Ancien), 93.—Pour juger de la valeur d’un chroniqueur, il importe de connaître sa profession, 95.—Les ambassadeurs d’un prince ne doivent lui cacher quoi que ce soit (Ambassadeurs de François Ier auprès de Charles-Quint), 95.—Rien de la part des subordonnés n’est apprécié par un supérieur comme leur obéissance pure et simple (Publius Crassus), 97.—Une certaine latitude est cependant à laisser aux ambassadeurs (fâcheux errements des Perses), 97.

CHAPITRE XVII.

De la peur, I, 99.—La peur est la plus étrange de toutes les passions; ses effets sur le vulgaire, 99.—Les soldats eux-mêmes en sont atteints (un enseigne à l’attaque de S.-Paul, lors du siège de Rome par M. de Bourbon, épisode de la guerre de Germanicus contre les Allemands), 99.—Elle a souvent des effets contraires, elle nous immobilise ou nous donne des ailes (l’empereur Théophile), 101.—Quelquefois elle détermine des actions d’éclat (les Romains à la bataille de la Trébie), 101.—Elle domine toutes les autres passions et, plus qu’aucune autre, nous démoralise (les compagnons de Pompée), 101.—Terreurs paniques (Carthage), 103.

CHAPITRE XVIII.