Des chevaux d’armes, I, 529.—Chez les Romains, les chevaux avaient différents noms suivant l’emploi auquel ils étaient destinés; usage simultané à la guerre de deux chevaux chez eux et chez les Numides, 529.—Il y a des chevaux dressés à défendre leurs maîtres, à se précipiter sur ceux qui les attaquent (Artibius général Persan, Charles VIII à Fornoue, chevaux des Mameluks), 531.—Particularités relatives aux chevaux d’Alexandre et de César, 531.—L’exercice du cheval est salutaire, 533.—Pour combattre, les Romains faisaient parfois mettre pied à terre à leurs gens à cheval; aux peuples nouvellement conquis ils ôtaient leurs armes et leurs chevaux, 533.—Nos ancêtres combattaient généralement à pied afin de moins compromettre leurs chances de succès, 533.—Les armes les plus courtes sont les meilleures, une épée vaut mieux qu’une arquebuse, 535.—Aussi faut-il espérer qu’on abandonnera cet usage des armes à feu, pour reprendre les armes anciennes; ce qu’était la phalarique, 535.—Autres armes des anciens qui suppléaient à nos armes à feu, 537.—Plusieurs peuples ont excellé dans l’art de manier les chevaux, 537.—Dans certains pays les mules et mulets sont considérés comme des montures déshonorantes, dans d’autres comme fort honorables (les chevaliers de l’Écharpe, les Abyssins), 539.—Comment en usaient les Assyriens avec leurs chevaux, 539.—Dans des cas de nécessité, les chevaux ont servi à nourrir les hommes (les Sarmates, les Crétois, les Turcs, les Tartares, les Moskovites), 539.—Effet produit par l’apparition des chevaux, lors de la découverte de l’Amérique, sur les peuplades qui n’en avaient jamais vu, 541.—Montures diverses en usage dans les Indes, 541.—Comment, au combat, accroître l’impétuosité des chevaux (Rutilianus contre les Sarmates, Flaccus contre les Celtibériens), 541.—Autres particularités relatives au cheval (Acte de vassalité du duc de Moskovie vis-à-vis des Tartares, chevaux éventrés pour se garantir du froid, Bajazet fait prisonnier, chevaux déconsidérés par la perte de leur crinière et la mutilation des oreilles, manière de combattre des Dahes), 541.—Aucun peuple ne surpasse les Français pour leur adresse et leur grâce à cheval; exemples d’habileté hippique (M. de Carnavalet, tours de force équestres, le prince de Sulmone), 543.
CHAPITRE XLIX.
Des coutumes des anciens, I, 545.—Il est naturel de tenir aux usages de son pays; cela rend plus surprenant encore l’instabilité des modes en France, 545.—Coutumes diverses des anciens, en particulier des Romains; ils combattaient l’épée d’une main, l’autre enveloppée dans un pan de leur manteau; ils se baignaient avant leurs repas, mangeaient couchés, s’épilaient (Caton après la bataille de Pharsale), 547.—Comment ils se saluaient (Pasiclès le philosophe), 547.—Usage auquel ils employaient les éponges; récipients disposés dans les rues pour les besoins des passants, 549.—Ils faisaient rafraîchir le vin avec de la neige, se servaient de réchauds et avaient pour les voyages des cuisines portatives, 549.—Nous n’arrivons pas plus à les égaler dans leurs débauches que dans leurs vertus, 549.—Être nommé avant ou après un autre n’était d’aucune importance chez les Romains au point de vue de la prééminence, 551.—Les dames Romaines aux bains, 551.—Les passages en bateau se payaient au départ, 551.—Les femmes couchaient du côté de la ruelle du lit; elles portaient le deuil en blanc (César et Nicomède, les dames à Argos et à Rome), 551.
CHAPITRE L.
Sur Démocrite et Héraclite, I, 553.—En toutes choses le jugement est nécessaire; Montaigne, dans les Essais, en fait une application constante. Dans la composition de cet ouvrage, il ne s’astreint à aucune règle, tout sujet lui est bon, et il l’effleure ou l’approfondit plus ou moins, suivant l’idée qui lui vient, 553.—Dans n’importe quel acte de la vie le caractère de l’homme se révèle, et à toutes choses notre âme imprime un cachet personnel; aussi peut-on juger les hommes dans leurs petites comme dans leurs plus grandes actions, à table, au jeu, comme à la tête des armées: au jeu d’échecs par exemple, si ridicule par la contention d’esprit qu’il nécessite pour un passe-temps, ont part toutes les facultés de notre âme (Cicéron, Caton, Socrate, Alexandre), 555.—Démocrite riait, Héraclite pleurait de nos sottises; le premier était dans le vrai, il faut rire de ce que l’on méprise et non s’en affliger (Diogène, Timon le Misanthrope, Statilius et Brutus, Hégésias, Théodore), 559.
CHAPITRE LI.
Combien vaines sont les paroles, I, 559.—La rhétorique est l’art de tromper (Thucydide et Périclès), 559.—Les républiques bien ordonnées ont toujours fait peu de cas des orateurs; c’est surtout dans celles en décadence qu’a fleuri l’éloquence (la Crète, Lacédémone, Athènes, Rhodes, Rome; Ariston, Socrate, Platon; les Mahométans, les Athéniens; Pompée, César, Crassus, Lucullus, Lentulus, Metellus; Volumnius), 559.—Ayant surtout action sur les masses, l’art de la parole est moins en honneur dans les monarchies (Macédoine, Perse), 561.—Abus qu’on en fait dans toutes les professions (le maître d’hôtel du cardinal Caraffa, les architectes, les grammairiens), 561.—Abus qui se produisent également dans les titres pompeux que nous donnons à certaines charges et les surnoms glorieux que nous attribuons à de médiocres personnages (Platon et l’Arétin), 563.
CHAPITRE LII.
Parcimonie des anciens, I, 565.—Exemples de la parcimonie avec laquelle ont vécu certains personnages illustres de l’antiquité et de Rome en particulier (Attilius Regulus, Caton l’ancien, Scipion Émilien, Homère, Platon, Zénon, Tiberius Gracchus), 565.