Quant aux manœuvres d’automne, limitées quant aux effectifs comme il a été dit, leur durée devrait être de sept à neuf jours, coupée par une journée de repos et non compris l’aller et le retour; les cantonnements, changés le moins possible, n’être pas distants de plus de 8 à 10 kilomètres du point initial de la manœuvre et de celui où elle doit prendre fin. On y arriverait par l’emploi de la tente-abri, concurremment avec le cantonnement; la saison s’y prête, elle ne surchargerait pas outre mesure l’homme qui ne porte à peu près rien, il ne perdrait pas l’habitude d’en faire usage, le temps donné à la manœuvre s’en trouverait accru et bien des situations de guerre pourraient être envisagées dont il n’est pas tenu compte actuellement.—La revue finale est à supprimer; elle donne à la vérité occasion aux hommes politiques de se montrer, de prononcer des banalités, de prodiguer des éloges sans valeur parce que la compétence leur fait défaut; mais en dehors de cela elle est sans utilité, influe quelquefois défavorablement sur la conduite des manœuvres et ajoute à la dépense.

Les manœuvres dites de forteresse, comme celles du service de santé, sont de la plus complète inutilité: les premières par l’impossibilité d’exécuter les travaux de terrassement dans les conditions et avec tout le développement que comporte la réalité, les secondes parce que tout y est fictif; de simples conférences sur le terrain les remplaceraient avantageusement. De même les manœuvres avec tirs réels et aussi les feux de guerre constituent des superfluités coûteuses, dont les résultats sont absolument nuls; la détermination des effets du tir dans telles et telles conditions se fait dans les polygones; ces expériences sont à reproduire de temps à autre dans les garnisons en se plaçant dans les meilleures conditions de réussite pour que chacun puisse en juger, tout le monde sachant du reste que plus on s’éloigne de ces conditions et notamment quand la distance est mal appréciée, les résultats déclinent rapidement pour en arriver facilement à être réduits à zéro et tout exercice réel de ce genre est superflu.

34, Permettoit.—Diogène Laerce, IV, 38.

35, Demis.—Ses détracteurs ont également reproché à Sénèque d’avoir écrit sur le mépris des richesses, alors que lui-même en avait de considérables; chez n’importe qui le luxe n’a rien de répréhensible, s’il a été bien acquis. Le mal, en pareil cas, n’est pas d’y entrer et d’en user, mais de savoir en sortir.

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2, Patience.—On juge, en effet, de tout par comparaison; et souvent, on est moins malheureux quand on voit plus malheureux que soi.

5, Accoustumance.—Au dernier alinéa du ch. XIX de ce même livre, Montaigne a déjà dit que les paysans et les gens du commun ont plus de véritable philosophie.

22, Saluste.—Catil., 4.

23, Cyrus.—Xénophon, Économique, IV, 20.

30, Rufus.—Pline, Epist., I, 3.—C’est à un Caninius Rufus, au lieu de Cornelius Rufus, que ce conseil est adressé.