22, Viandes.—Spartien, Géta, 5.

25, Reputation.—«Les noms ont une très grande vertu.» Platon.—«Il faut donner de beaux noms aux enfants; un beau nom vaut mieux qu’une fortune.» Pline.

«Les noms ont efficace et puissante vertu.» Ronsard.

26, Nom.—Add. des éd. ant.: beau et.

31, Droit.—C.-à-d. ne pouvoir, à cause de son nom, nommer à un grade ou à une place un gentilhomme, bien qu’il y eût droit.

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1, Gascongne.—Philippe II, roi d’Espagne, ne voulut jamais rien faire pour un ecclésiastique, parce qu’il s’appelait Luther, du même nom que le célèbre réformateur.

4, Enfants.—Il importe, en effet, de ne pas donner aux enfants des noms, c’est-à-dire des prénoms ridicules qui dans leur jeune âge leur attirent des railleries de leurs camarades (cet âge est sans pitié), ce qui peut les rendre malheureux, leur aigrir le caractère, créer des inimitiés. De même de ceux qui sont susceptibles de donner lieu dans l’avenir à des contrastes trop saillants; combien de Blanche sont brunes, de Rose sont pâles.—On conte à ce propos l’anecdote des deux filles du roi d’Espagne Alphonse IX. L’une s’appelait Urraca et l’autre Blanca. Des envoyés de Philippe, roi de France, vinrent demander en mariage, pour leur maître, l’une ou l’autre de ces princesses. Urraca était l’aînée et beaucoup plus belle que sa sœur; celle-ci fut pourtant préférée parce que le nom d’Urraca avait moins bonne grâce et eût été moins bien accueilli en France. L’auteur qui rapporte ce fait, ajoute: «Qui ignore qu’en France le nom de Henri est considéré comme néfaste, en raison de la fin tragique des rois qui l’ont porté: Henri II, tué dans un tournoi; Henri III et Henri IV, assassinés»; toujours est-il qu’il n’a pas porté bonheur à celui de leurs descendants qui a pris le nom de Henri V et n’est jamais monté sur le trône.—On cite encore à ce sujet une remarque assez piquante du maréchal Pélissier: «Voyez quelle bizarrerie, dit-il, en parlant de quelques maréchaux ses compagnons d’armes: Canrobert s’appelle Certain (il était au contraire de peu de décision); Vaillant, Alexandre, et Randon, César (tous deux, administrateurs estimés, ne passaient pas pour des foudres de guerre); et moi, je m’appelle Aimable (ce qu’il était fort peu)!—Quant à l’importance des noms patronymiques, elle est bien autrement grande; ne voit-on pas, en effet, journellement, même à notre époque, nombre de grandes familles de France redorer leurs blasons et revivifier leur race par des alliances avec les filles de financiers, d’industriels et de commerçants auxquels la fortune a souri, comme du reste leurs pères avec les filles de fermiers généraux, alliances dans lesquelles le nom qu’ils tiennent d’illustres aïeux est leur seul apport!

14, Voyons.—Bouchet, de qui le fait semble tiré, dit que le jeune homme, presque un enfant, était le neveu du doyen de Notre-Dame la Grande qui s’appelait alors Saint-Nicolas. Couché avec une fille de joie, ce jeune homme apprit d’elle qu’elle se nommait Marie. Saisi de honte, il s’abstint de la toucher et eut une si grande contrition de son péché qu’il en mourut sur l’heure. En raison de la circonstance, il fut inhumé en terre profane; mais quelques jours après apparut sur sa tombe «une rose blanche sur branche verte nouvellement venue», bien que ce ne fût pas la saison. En raison de ce prodige, on exhuma le corps et l’on trouva dans la bouche un papier portant en lettres d’or le nom de Marie. On informa et ayant acquis la conviction qu’il était décédé de douleur et de repentir, on le mit en terre sainte, et en commémoration on changea le vocable de l’église, qui devint Notre-Dame.

14, Voyelle.—Vocale, orale.